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Eau et assainissement. « Plus de transparence »
En 2012, le contrat de BMO avec Veolia arrivera à expiration pour l'eau. UFC-Que Choisir pousse au débat et avait invité, hier, un ex-cadre dirigeant du secteur privé. « Une étude de l'Institut français de l'environnement montre un surcoût du prix de l'eau de 20 à 40 % dans les villes affermées », constate Paul Linossier. Invité hier soir d'une réunion publique, celui-ci a fait sa carrière notamment à la Compagnie de l'eau et de l'ozone et à la SDEI, rachetée par la Lyonnaise des eaux.
Trois mécanismes
Retraité aujourd'hui, membre de Que Choisir en Ardèche, il décrit trois mécanismes qui, dans le cas d'affermage ou de délégation, pèsent, à ses yeux, dans le prix final payé par l'abonné. « L'indexation des prix à partir d'une formule qui permet de revaloriser le prix de base du contrat une ou deux fois par an va permettre, en règle générale, de faire augmenter le prix de l'eau trois à quatre fois plus vite que l'indice des prix », estime-t-il. « Sur BMO, ces dernières années, l'augmentation du prix de l'eau a été deux fois plus vite que l'indice », considère Michel Merceron, vice-président de Que Choisir Brest. Second mécanisme : la provision pour le renouvellement, liée aux travaux nécessaires. « Le problème, c'est que la provision n'est jamais dépensée totalement. Ce mécanisme est régulièrement dénoncé par les cours des comptes régionales », explique Paul Linossier.
« Fournir la liste des dépenses effectuées »
« Nous demandons à BMO de demander au délégataire de fournir la liste des dépenses effectuées », indique Michel Merceron. Troisième mécanisme : le mode d'imputation des charges. « On ne peut pas mesurer le coût réel », estime Paul Linossier. « Connaître exactement les charges permettrait de savoir aussi ce qu'il en coûterait à la collectivité dans le cadre d'une régie publique », observe Michel Merceron.
Demande d'audit
Tous deux souhaitent que « l'abonné paie juste le prix de l'eau » et précisent que certaines collectivités ont demandé des audits et obtenu des abattements ou remboursements. Ils citent notamment Bordeaux. « Nous souhaitons que BMO demande un tel audit », indique Michel Merceron.



Michel Merceron (à gauche) et Paul Linossier.
Sources
Le Télégramme
19/11/2008
Rubrique: Finistère Nord
Brest
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