CHU. Bernard Dupont nouveau directeur général
Arrivé lundi
à Brest, Bernard Dupont, 52 ans, vient de Metz
où il était directeur adjoint du centre hospitalier régional.
Son parcours
est original.
Après 14 ans à la tête du CHU de Brest, Louis Rolland a pris la direction du centre hospitalier de la Polynésie française, à Tahiti, où il accompagne l'ouverture d'un nouvel hôpital, l'an prochain. Son successeur, Bernard Dupont, a pris son poste lundi, en provenance du centre hospitalier régional de Metz-Thionville, où il était directeur adjoint.
Originaire de région parisienne, il a commencé sa vie professionnelle en tant qu'infirmier.
Infirmier pendant 15 ans
« Après 15 ans d'exercice, j'ai décidé de passer le concours de l'École nationale supérieure de la santé. J'ai beaucoup aimé mon métier d'infirmier en médecine, chirurgie et radiologie. Aujourd'hui, j'ai plus d'antériorité dans ma fonction de direction. Mais mon premier métier m'a permis de connaître l'hôpital de l'intérieur. Cela dit, depuis les années 70-80, l'hôpital a énormément changé ».
Sa seconde carrière a débuté à Gonesse, puis à Chinon, avant qu'il ne retourne, en 1995, dans le Val-d'Oise, où il est nommé directeur de l'hôpital du Vexin.
À la même époque, il part en Corse soutenir l'équipe de direction de l'hôpital de Bastia. « Ma carrière est faite d'opportunités et de hasards, j'ai postulé à des fonctions qui n'intéressaient pas beaucoup de candidats ».
De février à novembre 2001, il devient chef de cabinet puis chargé de mission auprès de Paulette Guinchard, secrétaire d'État aux Personnes âgées dans le gouvernement Jospin.
Réflexion sur la gériatrie
« L'expérience a été très intéressante, cela m'a ouvert les yeux sur la place des personnes âgées dans la société. Paulette Guinchard, infirmière psychiatrique, était passionnée par le sujet et nous avons sorti la première circulaire sur les filières de soins gériatriques, qui n'a été que peu remaniée depuis ».
Bernard Dupont vient d'un établissement qui accuse 12 M€ de déficit, le double de celui du CHU de Brest. « Beaucoup d'hôpitaux sont en déficit. On ne peut pas continuer ainsi, cela affecterait l'outil, à terme. D'autant que certains CHU, comme Limoges ou Poitiers, sont en équilibre. Il est intéressant d'aller voir comment ils arrivent à augmenter leur activité et diminuer les coûts. On s'aperçoit que ce sont des établissements qui ont engagé une réflexion approfondie sur la gériatrie, notamment avec les maisons de retraite de leur secteur ». Délégué régional de la Fédération hospitalière de France en Lorraine, Bernard Dupont n'envisage pas de postuler à une telle place ici. « Je ne connais pas assez bien la Bretagne pour cela ».