Brest 2008. Du nouveau pour Eur-Océans
Le réseau européen d'excellence Eur-Océans va être prolongé par l'Eur-Océans Consortium. L'annonce devrait être faite le 12 juillet, lors de Brest 2008.
Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche, devrait, samedi à Brest, participer à l'officialisation d'Eur-Océans Consortium. Retour en arrière : début 2005, Eur-Océans est lancé (European network of excellence for ocean ecosystems analysis). L'objectif est d'en savoir plus sur l'impact des changements climatiques et des activités humaines sur les écosystèmes marins.
Quatre ans
Le programme bénéficie d'un financement européen, pour quatre ans, à hauteur de 10 M€, ce dans le cadre du sixième programme-cadre pour la recherche et le développement technologique.
Soixante-six institutions y participent et contribuent pour 30 M€. 160 scientifiques de 25 nations, dont 16 de l'Union européenne, y sont associés. Brest y est impliqué. Particularité aussi : le réseau compte 11 musées, aquariums et centres scientifiques. L'objectif est de diffuser les connaissances auprès du grand public, notamment les jeunes, tout en les associant. Océanopolis, à Brest, appartient au réseau.
Poursuivre l'effort
Le programme Eur-Océans se terminant fin 2008, la question de la suite s'est posée. Une quinzaine d'organismes, pas des moindres, ont à ce jour décidé de poursuivre plus avant, à partir de 2009, sur leurs fonds propres. D'autres pourront adhérer d'ici à la fin 2008. On trouve; dans la liste disponible sur Internet, des organismes comme Ifremer, l'Institut national des sciences de l'univers (CNRS), l'Institut de recherche pour le développement (IRD), l'UBO, Océanopolis. Mais aussi des représentants du Danemark, de Finlande, d'Allemagne, de Grèce, d'Italie, de Norvège, d'Espagne et du Royaume-Uni.
L'idée, en pérennisant les efforts entrepris, est aussi de montrer à l'Europe que les organismes se mouillent sur le sujet. Brest 2008 est l'occasion de communiquer à ce niveau, avec la présence de commissaires européens et la tenue d'une réunion des 27 ministres des Affaires européennes des pays de la CEE, sous présidence française d'ailleurs actuellement.
Autre portée symbolique de l'annonce : Brest est une ville où le poids de la recherche océanographique et, plus largement, l'intérêt porté à la mer ne datent pas d'hier.