Le Tour. Une petite boucle avant la grande
Ça y est ! Les champions de la petite reine ont donné leurs premiers coups de pédales devant le public brestois, venu en nombre découvrir ceux qui devraient le faire rêver trois semaines durant.Ils sont venus de bonne heure et n'ont pas eu à le regretter. Postés au pied des véhicules d'assistance des Quick Step, Cofidis ou Columbia, rue Algésiras, les amateurs de belles mécaniques ont pu découvrir la panoplie des champions, et leurs bolides en premier lieu. De petites merveilles de titane à 8.000 € pièce, à donner des sueurs à tout rouleur du dimanche. Sympas, les techniciens, d'ailleurs. Toujours prêts à répondre aux questions des spécialistes. Ces derniers ont apprécié.
16 h. Le public commence à s'agglutiner le long des barrières de la rue de Siam. On patiente en découvrant les films projetés sur grand écran, vantant les mérites d'Océanopolis ou des fêtes maritimes. La caravane publicitaire, objet de toutes les convoitises, est attendue à 16 h 50. Elle prendra son élan avec 20 minutes de retard, introduite par la voix, à nulle autre pareille, de Daniel Mangeas.
17 h 10. Les 50 véhicules les mieux décorés descendent de la place de la Liberté. Les cadeaux pleuvent : stylos, porte-voix, échantillons de produits alimentaires. Le soleil est de la partie, même si des nuages noirs menacent. Les spectateurs sont aux anges.
17 h 50. La sono enfle. Voici « Tonnerre de Brest » ou la rencontre du bagad de Plougastel et des zicos de Générik Vapeur. Dans les airs, des facteurs acrobates jettent à la volée des lettres envoyées par les enfants de Brest. Sur le toit de la mairie, la Recouvrance dévoile ses mâtures.
18 h. Les personnalités y vont de leurs encouragements. Le maire fait applaudir Ingrid Betancourt. Le président du conseil régional prie pour « un Tour de la confiance retrouvée », Christian Prudhomme pour l'émergence d'un nouveau grand champion, comme Bobet en 1952 ou Merckx en 1974.
18 h 15. Et avec vos applaudissements. Les Américains de Garmin sont les premiers à dévoiler leur maillot. Pas facile d'essuyer les plâtres, surtout lorsque l'on vient de changer de sponsor, et donc de nom, quelques jours plus tôt. Espagnols et Allemands reçoivent un accueil poli, avant que les premiers Français de Bouygues Télécom déchaînent les hourras. Le chauvinisme fait aussi partie de la légende du Tour. Et, à ce petit jeu, c'est la Française des Jeux qui a raflé la mise. Normal, elle ne compte pas moins de quatre Bretons dans ses rangs.
Une petite boucle rue de Siam et retour aux cars des équipes, vers Jaurès ou Glasgow. Les fans, les mêmes qu'en début d'après-midi, sont déjà là, mendiant respectueusement des autographes, indispensables à la panoplie de tout fana du Tour qui se respecte.