Le Tour. La fête avant l'effort
Michel Drucker, décontracté, a trouvé les mots justes pour mettre dans sa poche le public venu assister à son émission.
« Bonsoir Brest, bonsoir la Bretagne ». Alan Stivell vient tout juste d'égrener les dernières notes de « Tri Martolod ». Les bras se tendent, les drapeaux Gwen ha Du fendent l'air, la foule hurle son plaisir. Michel Drucker, casquette couleur marine vissée sur le crâne, a déjà gagné la partie alors que les deux heures vingt d'émission prévues viennent tout juste de débuter.
Idéalement située face à la rade, la scène, très moderne de conception, permet d'admirer le vieux pont Albert-Louppe, que les champions emprunteront le lendemain pour le départ de la première étape. Le vent souffle mais personne ne semble gêné. Les techniciens semblent même contents qu'il se soit levé. Il a rejeté au loin les nuages qui ont déversé des torrents d'eau pendant les répétitions, en début d'après-midi. D'ailleurs, peu avant le top départ du show, les aspirateurs tentaient encore de sécher les tapis de scène.
Un pro, le gentil Drucker. À peine arrivé sur le site, une bonne demi-heure avant le clap, le voilà qui salue chaleureusement le public d'un grand signe de la main. « Qui a dit qu'il ne fait pas beau à Brest ? On a commandé le soleil, il est là pile à 20 h 30 ». Quelques conseils au public, un rappel du déroulé de la soirée, et c'est un court direct dans le cadre du journal télévisé. Seul couac. Un sujet, juste avant, sur le rassemblement de Rouen. Pas sûr que Brest 2008 ait apprécié.
|
 |
Certains étaient là dès 16 h pour être aux premières loges. Au plus fort de l'émission, longue de deux heures vingt, plus de 3.000 personnes avaient pris place sur l'esplanade d'Océanopolis, hier.
Sources
Le Télégramme
05/07/2008
Rubrique: Loisirs
|
 |