17 octobre 2009
C'est un homme atypique de 49 ans qui s'estime «victime d'État» qui s'est présenté, hier, à la barre.
Il s'agissait, à la base, d'une banale histoire de faux en écriture. Alors que la présidente demande confirmation de son identité, le prévenu, très sûr de lui, la coupe car il souhaite rencontrer le greffier en chef et obtenir un renvoi pour cause de suspicion légitime des magistrats de la cour d'appel de Rennes, qui l'ont jugé pour une autre affaire. Il demande l'aide juridictionnelle, se considérant en effet partie civile et récuse son avocat. La procureure estime que «c'est tardif de changer d'avocat le jour de l'audience». Le prévenu, qui parle de lui à la troisième personne, répond alors que c'est le juge d'instruction qui n'a pas voulu tenir compte de sa demande de changement d'avocat. Une personne de l'aide juridictionnelle précise que sa demande est arrivée seulement hier matin. Le prévenu qui est, selon lui, une «victime d'État», estime que ses enfants et lui-même sont pris en otage. Il évoque même une condamnation de la France par la cour européenne des Droits de l'Homme.
Renvoi obtenu
La procureure s'oppose à la demande de renvoi car elle estime que le prévenu met en place des manoeuvres ayant pour seul but de repousser le jugement et que le tribunal risque d'être confronté au même problème, en janvier. Finalement, il est décidé de renvoyer l'affaire au 19février.
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