19 janvier 2010
Fondé en 2007, lelabel Last Exit apermis à nombre d'artistes bretons de musique actuelle d'émerger au plan national, voire international. Une réussite qui, à en croire Damien Litaud, gérant du label, ne doit pas grand-chose à la ville de Brest...
Quel bilan pour Last Exit depuis l'origine?
Nous avions fondé Last Exit Records autour de Robin Foster. Après son premier album, nous avions rapidement décroché un contrat mondial pour une de ses musiques dans une pub télé pour Hugo Boss. Puis, nous avons successivement signé Rotor Jambreks, Arnaud Le Gouëfflec, Sheer.K, Hku et «Mesk!», en coproduction. Nous avons ensuite créé Last Exit Publishing, pour diffuser leur musique sous tous les supports possibles.
Quelle est votre actualité, en dehors de la signature de Too Soft?
Robin enregistre son deuxième album et a placé le morceau «Goodnight & God bless», dans la série «One tree hill», «Lesfrères Scott» en français. Rotor Jambreks en a fait autant avec le titre «When this is through», pour la série «Numb3rs». Un morceau de Sheer.K sera utilisé dans la série «90.210 - Beverly Hills nouvelle génération» et un autre dans un épisode de «Lincoln Heights». Arnaud Le Gouëfflec vient de sortir le «Disque vert», Hku est diffusé sur France Inter... Et nous avons ouvert le studio Black Horses à Lorient.
À Lorient? Drôle de choix pour des Brestois...
C'est vrai que nous nous sommes installés à l'incubateur «Produit en Bretagne» dans les locaux de l'ESC de Brest, et que, là, nous avons toujours été soutenus. Pour ce qui concerne le studio, notre ingénieur du son Ghislain Barran est lorientais et la politique culturelle de cette ville est plus aboutie que celle de Brest...
Qu'entendez-vous par là?
La mairie de Lorient a parfaitement compris l'intérêt d'aider les structures culturelles comme la nôtre sur son territoire.
Ce n'est pas le cas pour la ville de Brest?
Nous n'avons quasiment jamais été vraiment aidés, à part quand la ville a mis le Vauban à notre disposition pour une soirée. Quand on a demandé une subvention de 300 EUR pour transporter nos artistes en tournée, on nous a répondu que ce n'était «pas possible parce qu'on était une société privée»... Quand je vois que, samedi dernier, dans le cadre d'une soirée à la Carènedestinée à promouvoir des artistes brestois, on a fait venir en avion une dizaine de journalistes parisiens tous frais payés, avec mise à disposition de chauffeurs, je m'interroge... Pour moi, c'est un non-sens, d'autant que Brest n'a jamais eu de label comparable au nôtre.
Que représente un label comme Last Exit en termes d'emplois?
En 2009, 1.500heures de travail pour une demi-douzaine d'intermittents du spectacle, sans compter beaucoup d'intervenants supplémentaires. Depuis le début, la ville de Brest nous a ignorés. C'est regrettable. Du coup, on sedemande si on ne va pas carrément déménager à Lorient...

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