11 avril 2012
L'état des comptes publics et le niveau de l'endettement du pays étant ce qu'ils sont, la double question des finances publiques et de la fiscalité est au coeur de cette campagne présidentielle, annonciatrice de choix budgétaires forcément contraints dès le lendemain du scrutin, quel qu'en soit son vainqueur. «M.Finances», au sein de l'équipe du candidat Hollande, le député du Lot-et-Garonne Jérôme Cahuzac était, hier, l'invité des socialistes finistériens, pour deux réunions publiques d'affilée, l'une à Guipavas, l'autre à Quimper, précédées d'une courte conférence de presse, le temps de vanter les mérites duprogramme de son champion etde dénoncer les«impôts cachés du président sortant».
«Promesses bafouées»
«En 2007, Nicolas Sarkozy avait annoncé qu'en 2012, les impôts auraient baissé de quatre points, déclare Jérôme Cahuzac. Or, c'est lecontraire qui s'est produit. C'està l'une de ses promesses qu'il a bafouées jusqu'à la caricature». Nicolas Sarkozy accusé de présenter un projet non financé: «Ilymanque entre 22 et 24milliards d'euros», affirme le député. La preuve? «Letaux de prélèvements obligatoires est actuellement de 44,8%. Le prévisionnel voté par la droite prévoit qu'il semontera à 46% en 2016...». Leprojet Hollande, assure-t-il, «comporte une enveloppe de29milliards d'euros pour quela France puisse respecter saparole». Sur le déficit du budget de l'État, «presque tous les candidats sesont engagés à en revenir à unmaximum de 3% du PIB en2013, rappelle Jérôme Cahuzac, mais François Hollande s'est, lui, engagé à ce que le déficit soit annulé à la fin de son mandat». Quid des critiques de l'UMP envers le projet des socialistes qui aurait pour conséquence de taxer fortement les classes moyennes? «C'est faux. L'augmentation dutaux marginal d'imposition neconcerne pas les classes moyennes. L'alignement de la fiscalité ducapital sur celle du travail, non plus. Àl'inverse, les classes moyennes sont déjà durement touchées et le seront plus encore par le projet de hausse de la TVA annoncé par lecandidat Sarkozy, d'autant plus injuste qu'il touche plus fortement les bas revenus. Notre projet est basé sur la justice fiscale, une notion ignorée par leprésident sortant tout au long de son mandat».

24 mai 2013 Ã 06h40

24 mai 2013