2 juillet 2009
C'est fini. Mardi soir, les cinq derniers salariés de chez Jabil concernés par leplan de licenciement 2009 ont quitté l'entreprise. Un pincement au coeur. Et que sont devenus leurs 207collègues congédiés un an avant eux?
Adossé au mur de l'accueil, Christophe, la petite quarantaine, grille une dernière cigarette. Son sort est scellé: dans une heure etdemie, il mettra un point final au chapitre Jabil. Plus de 15années de vie, tout de même. Il ne veut pas témoigner devant l'appareil photo. «Je suis en froid avec ma directrice. La directrice des ressources humaines. On ne se parle plus. Pas la peine d'en rajouter». Nicole Camblan, déléguée CGT qui nous accompagne, raconte. «Avant, Christophe était technicien à l'atelier. Puis l'entreprise a connu remaniement sur remaniement. Il a rejoint la DRH. Il avait demandé à suivre une formation pour, à son tour, devenir formateur dans le cadre d'un plan qui n'a jamais eu lieu. Il a été prolongé de trois mois pour faire ?unbiseau?, pour transmettre àquelqu'un son savoir. Ça nes'est pas fait, faute d'effectifs. ?Ils? ont licencié tout le monde...». Fin de l'histoire. Nicole questionne. «Et après, tu fais quoi»? «Je commence par prendre deux mois de vacances. Après? Je vais chercher du boulot». Recommencer à zéro.
Que sont-ils devenus?
Depuis le mois de février de l'année en cours, ils sont 102 à avoir pris, contraints, le chemin de la sortie. Que sont-ils devenus? «C'est trop tôt pour le dire. Mais toutes les formations demandées ont été acceptées». Pour la plupart, ils ont rejoint, pour neuf mois, la cellule de reclassement pilotée, entre autres, par le cabinet Sodie. Un an plus tôt, ils furent 207 déjà à subir le traumatisme du licenciement. «Pour eux, le congé de reclassement s'est achevé hier. Au 1erjuillet. Ils sont quelques-uns, 16 précisément, à avoir retrouvé un CDI. C'est très peu», confirme Nicole Camblan. La plupart ont tiré parti de diplômes antérieurs et deux ont changé de région, la famille sous le bras. «Trois ont été embauchés comme chauffeurs chez Bibus. Ilsétaient prioritaires, sans doute. Deux sont aujourd'hui frigoristes. Les petites entreprises (moins de 200 salariés) qui emploient un salarié de chez Jabil touchent une prime. Ca fait partie des négociations».
Créateurs d'entrepris
es
Le gros du noyau (86 salariés), âgé de plus de 55 ans, n'a pas recherché de travail. «Un an de reclassement plus troisans de chômage vont permettre de faire le lien avec l'AER (Allocation équivalence retraite), qui a été maintenue. Enfin, ils sont 23 à avoir créé ou repris une entreprise. «Ce n'est pas une majorité. Avec eux, nous avons gardé plus de contacts. En quête d'informations, ils se sont appuyés sur la cellule de reclassement».
«16 personnes ont retrouvé un CDI et23 ont repris oucréé une entreprise. C'esttrès peu»
Christian-Radich. Le trois-mâts norvégien hôte du port de Brest
Salon du mariage. Couleur et brillance à Brest
Fenêtre météo. La Boudeuse part en principe demain matin
Les idées sorties du jour
État civil
Tanguy SA. «Mouvement inapproprié» pour la direction
Aujourd'hui
Brest-Vannes (3-4). La revanche des sans-culottes
Exposition. Marc Folly, l'aquarelle passionnément