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Handicap. Témoignages animés en salle de classe

3 février 2012

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Dans le cadrede leur cours d'éducation civique, des classesde seconde du lycée de L'Harteloireont pu rencontrer des personnes souffrant de handicap physique et échanger avec elles.

«C'est un projet pédagogique bien ancré dans le monde qui nous entoure», a souligné Jean-Jacques Hillion, proviseur du lycée de L'Harteloire, avant de laisser la parole àChristine Coquil. Atteinte de malvoyance, l'enseignante d'histoire-géographie a invité Régis Guillerm, président de l'association Valentin-Haüy, et Annick Trémorin, professeur documentaliste du collège.

Questions-réponses

Après une présentation rapide des deux intervenants, l'un aveugle, l'autre en fauteuil, place aux questions des élèves, parfois originales: «Comment percevez-vous les rêves, vous qui ne voyez pas depuis la naissance?», demande Martin à Régis. «Votre maison est-elle équipée?», s'enquiert Arthur. L'aisance d'Annick et Régis encourage à la discussion. «Nous ne sommes pas mieux et pas pires que les autres», explique la documentaliste, appuyée par Christine: «Aurisque de choquer, je considère maintenant mon handicap comme un atout qui m'a appris à faire face à beaucoup de situations dans la vie».

Le regard des autres


Le sujet de la séance concernait aussi la discrimination, qu'elle soit au travail, dans les lieux publics, dans le regard des autres... Une timide jeune fille lance alors la question des transports en commun: les intervenants rient, peut-être un peu jaune. «Il y aurait beaucoup à dire des transports en commun... Les bus sont bien loin d'être tous aux normes pour accueillir des personnes en fauteuil. Pour ma part, j'ai la chance d'avoir une voiture équipée», développe Annick.Pour Régis, la canne blanche reste le kit le plus pratique pour affronter la marche en ville. «Au travail, certains pensent qu'on prend la place d'une personne valide, alors que notre handicap ne joue en rien sur notre intellect».

Restons positifs

«
Nous travaillons tous les trois, et nous avons la chance d'être acceptés et de bénéficier d'équipement», expliquent au final Annick, Christine et Régis. Si les élèves ont beaucoup questionné ce dernier sur sa cécité, les questions pour Annick se sont faites rares: «C'est encourageant, ça veut dire qu'ils se sont habitués àma présence et ont oublié mon fauteuil». Une conclusion très positive qui sensibilise les élèves tout en balayant les préjugés.

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