Golf. Taper la balle, c'est super green !
À la pointe bretonne, il faut savoir golfer avec les éléments. C'est la particularité commune des trois grands
golfs du Nord-Finistère : vent, paysages maritimes, petite pluie fine, mais aussi grand soleil. Visite tout en swing...
Concentration et maîtrise de soi. Voici au moins deux fondamentaux du pratiquant de golf. Puis vient l'envie de nature, d'une promenade de trois à quatre heures sur un 18 trous traditionnel. Si l'effort ne semble pas si intense, à voir les golfeurs répéter leur swing, ceux-ci assurent que l'on « sombrerait facilement dans une douce sieste après l'effort ». Apaisant et revivifiant.
Nouveau club-house
au golf des Abers
« Loin de l'image élitiste et rigide, je trouve mes marques dans une atmosphère familiale, dit Philippe, golfeur régulier. Le jeu est sympa et nous nous trouvons de bons compagnons sur le green ». Inspiré par les Anglais, le golf a fait écho dans le monde entier. « Les Anglo-Saxons le pratiquent comme un sport des plus communs. Il est en train de prendre une ampleur formidable en Asie », explique Emmanuel Coulon, directeur du golf des Abers, à Plouarzel. À tel point que, l'année dernière, « sur 170 Malaisiens venu en apprentissage à l'île Longue, 38 d'entre eux avaient pris leur carte de membre du club ».
Pour cultiver l'ambiance, le jeune directeur a ouvert, depuis le 1 er mai, un nouveau club-house de 520 m². « Pour que les gens se sentent bien et restent dans l'esprit du golf après leurs parcours ». Il est vrai que l'on se sent bien dans ce salon à l'anglaise.
Le golf de Brest-Iroise, à Saint-Urbain, est, quant à lui, plus abrité des embruns, sur ses 230 hectares. Avec le golf de Brest-Pen-ar-Bed, ces trois grands 18 trous font partie du « réseau golfy ». Un réseau national qui recense tous les parcours à réaliser pendant ses vacances et qui offre des avantages sur les tarifs pour les pratiquants.
Pas de rush en été
« L'été n'est pas pour nous une période de rush. Les joueurs réguliers sont simplement remplacés par les estivants », ajoute Emmanuel Coulon. Même constat du côté du Brest-Iroise. « En fait, être à la pointe bretonne comporte un avantage et un inconvénient. Le premier est évidemment l'éloignement, qui ne force pas les golfeurs à venir jusqu'ici, tandis que le deuxième est une tranquillité à toute épreuve sur de beaux sites, à la différence d'autres régions ».
Les professionnels du green insistent en choeur sur l'image élitiste (voir ci-dessous), qui nuit à la fréquentation des parcours. « Au même titre qu'une séance de plongée, ce sport est accessible à tous. L'image de l'homme d'affaire, qui signe ses contrats en faisant un put, ne vaut qu'aux États-Unis », soutient Emmanuel Coulon.