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Goémon. Lanildut toujours à la pointe

2 juin 2011

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Depuis début mai, le port de Lanildut vit au rythme du déchargement des récoltes de laminaires. La moitié de la flottille française spécialisée y travaille, ramenant chaque saison plus de 45.000 tonnes degoémon.

Sur les 32 unités réparties sur l'ensemble de la France, une quinzaine de bateaux ont leur port d'attache à Lanildut. La quasi-intégralité de l'activité goémonière setient en Bretagne, hormis une petite récolte dans le Sud-Ouest de la France. La récupération des laminaires (laminaria digitata) est une activité bien rodée, avec des champs d'algues pleinement exploités etun bon renouvellement de la ressource grâce àune activité contrôlée et encadrée. La qualité des laminaires est bien sûr tributaire des algues parasites, comme le tosser, que les goémoniers ont appris à éviter ou à trier, afin de rapporter des chargements les plus «propres» possibles. La météo ayant été exceptionnellement bonne cette année, au printemps, il a été décidé, d'un commun accord, d'ouvrir la saison goémonière dans les tout premiers jours de mai. Les goémoniers ne sortent toutefois pas encore tous les jours, afin de laisser le temps aux algues d'arriver à maturation. Le nombre de sorties évolue au fil des semaines, pour atteindre leur maximum fin juin.

Molène, gros pourvoyeur

L'an passé, 45.000tonnes de laminaria digitata ? dont 20.000tonnes proviennent del'archipel de Molène ? ont étérécoltées puis déchargées àLanildut. Une récolte devenue très stable depuis plusieurs années, malgré la diminution des navires. La capacité des bateaux varie de 10tonnes à50-60tonnes pour les plus grosses unités, notamment celles se rendant sur les champs d'algues de Molène. Deux usines se partagent la récolte des laminaires: Danisco, à Landerneau, et Cargill, à Lannilis. Pour cette dernière, «son implantation à la pointe bretonne est primordiale. Il s'agit de la deuxième zone de ressources mondiales, précise le directeur. Nous sommes toujours autant demandeurs de cette matière première que nous complétons avec des algues sèches, en provenance d'Amérique du Sud. Nous travaillons sous contrat individualisé avec les goémoniers».

Le coût du gasoil pris en compte

Le prix d'achat est donc négocié avec chaque récoltant, selon différents critères: régularité, qualité des algues, fidélité, etc. L'augmentation du prix du gasoil a également été prise en compte, afin que tout le monde s'y retrouve. Cargill transforme ensuite cette matière première en alginate qu'il adapte aux besoins de chaque client provenant de divers horizons. Huit bateaux sur les 15 déchargeant à Lanildut sont sous contrat avec Cargill.

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