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GDF-Suez. La fermeture choque les 50salariés

30 octobre 2009

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Leurs craintes étaient justifiées. Hier, les 50salariés du centre de relations clientèle de Brest ont appris que le site «Centre et Port» allait être fermé, sans qu'une date soit avancée pour le moment.

Le centre de La Baule, également pressenti dans l'Ouest, a échappé au couperet. Pas Brest. La nouvelle est tombée lors de la pause déjeuner, relayée par les représentants syndicaux CGT et CFDT. Le Comité d'établissement de GDF-Suez, réuni au siège de Saint-Ouen, a en effet décidé de supprimer 19 des 31 centres de relations-clientèle de l'Hexagone: 18 plateaux-téléphoniques dédiés aux particuliers et un aux professionnels. «Ce sont 633emplois qui sont concernés par ce qu'il faut bien appeler par son nom, un plan social», commentaient hier des délégués abasourdis. Pour justifier ses choix, la direction du groupe évoque notamment «des critères de performance» et le «coût de l'immobilier». ÀBrest, les salariés, des femmes en grande majorité, sont regroupés depuis 2007 au port de commerce sur l'ancienne usine du «carrefour du gaz».

Stress supplémentaire

À cette heure, aucune date n'est avancée pour la fermeture du site. «Ça ajoute encore au stress ressenti par les salariés», s'indignent de concert Françoise Kerarvan pour la CGT, et Emmanuel Glévarec, pour la CFDT. La consultation des syndicats devrait intervenir en décembre, mais les responsables locaux ne se font guère d'illusions. «La direction annonce déjà que ?des mesures sociales et un accompagnement managérial ambitieux? seront mis en oeuvre. C'est bien le signe que notre sort est scellé».

Vers Quimper?

Quel sera l'avenir des salariés? Nul ne le sait. «On a déjà fermé le centre de la Cavale et ramené le personnel de Morlaix à Brest en 2007. Depuis, le site de ?Centre et Port? a perdu une douzaine de postes, départs volontaires, mutations ou retraites». Quimper, dont la plate-forme sera désormais regroupée avec celle de LaBaule, dispose apparemment des locaux nécessaires pour accueillir les éventuels volontaires. «Ça va avoir un effet dévastateur sur les personnes, leurs familles. Les salariés sont déjà sous pression en terme d'objectifs, de méthodes de management. Je crains que l'on en arrive à une situation de souffrances telles que ce que l'on connaît actuellement à France Télécom», appuie Annie Meneur, représentante régionale CFDT.

  • Alain Coquil
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«Je crains que l'on en arrive à une situation de souffrances».

  • Annie Meneur, réprésentante régionale CFDT.

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