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Finances publiques. Une trentaine de grévistes

3 février 2012

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Une trentainede personnels de la direction générale des finances publiques était, hier, en grève. Ils ont dénoncé de nombreuses suppressions d'emploi depuis 2002 et des conditions de travail devenues très difficiles.

«Nous faisons un petit rassemblement symbolique à Brest, comme à Quimper et à Morlaix», ont informé les représentants des trois syndicats de la branche (Snui, FO et CGT) qui appelaient à la grève. Hier matin, ils étaient une trentaine de salariés en grève, sur les 300 que compte le secteur, devant la sous-préfecture. En 2012, au niveau national, une suppression de 2.441 postes est annoncée, dont 31 dans le Finistère. «Depuis 2002, ce sont 25.000 emplois qui ont disparu. La fermeture de l'antenne de Saint-Thégonnec est prévue en 2013, comme ce fut le cas il y a deux ans au Faou. D'autres, qu'on ignore, sont sûrement dans les tuyaux. Les conditions de travail se dégradent», assurent encore Jean-Paul Cam, Éric Gohlen et Éric Guerry. Ils déplorent aussi les conséquences, sur cette qualité de travail, d'une fusion entre le centre des impôts et le Trésor public commencée en juin2007 et effective depuis le 1erjanvier 2011. «Par rapport à la fraude, nos collègues contrôleurs n'ont plus le temps d'exercer un contrôle de qualité. Ce sont des recettes en moins à rentrer. Concernant les hypothèques, ça bloque le fichier immobilier. À Brest, il y a actuellement deux mois de retard. Lorsqu'il y a un arrêt maladie, pour ypallier, il arrive que l'on déplace les collègues d'un service àl'autre sans formation».

«C'est encore plus de pression»

«C'est encore plus de pression pour atteindre des objectifs toujours plus hauts». «Des abandons progressifs de missions, des difficultés à avoir le sentiment de bien faire son travail, tout étant fait dans l'urgence. Les outils mis en place au niveau national pour améliorer les conditions de vie au travail ne sont pas à la hauteur pour faire face aux problèmes et au mal-vivre des agents». Àcela, les salariés en grève ajoutent le sentiment de travailler «pour des prunes» avec un pouvoir d'achat qui s'étiole régulièrement depuis des années.

  • Karine Joncqueur
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