25 octobre 2009
Événement, vendredi soir, àPloudaniel. Lacommune a vu naître son premier festival d'humour, sous l'impulsion de l'association «Unrêve, unsourire». Auprogramme : untremplin d'humoristes amateurs. Une première certes pas évidente, maisréussie.
20h pétantes, la salle est pleine àcraquer. Cinq cents personnes sesont déplacées. Un soulagement certain pour les bénévoles de l'association «Un rêve, unsourire» qui se démènent depuis des mois pour l'organisation de cette première édition du festival «Un rêve, un fou rire». Ilssavent qu'ils n'ont pas le droit à l'erreur. En début de semaine, rien n'était encore joué. Beaucoup de doutes à l'horizon face aux réservations. Autre difficulté de taille, faire venir les gens jusqu'à Ploudaniel. Etce n'est pas gagné d'avance. L'association compte énormément sur la générosité des gens du coin et des communes avoisinantes. Créée en avril2006, sous la houlette de Jérémy Hemon, «Unrêve, unsourire» n'était, au départ, qu'une petite association de lycéens souhaitant améliorer le quotidien des enfants malades et handicapés, en réalisant leurs rêves. Ledémarrage aété quelque peu tumultueux. Pour que l'aventure prenne del'ampleur, Jérémy décide demettre en place un festival, avec l'aide deDomPont, humoriste brestois. L'objectif de cette manifestation: «Réaliser dix fois plus derêves».
Ça passe ou ça casse
Commence alors la première partie de la soirée, le tremplin d'humoristes en herbe. Deux hommes, deux femmes. Ils ont dix minutes pour convaincre. Première candidate, Delphine Delepaut, originaire de Lyon. Lajeune femme séduit le public sur un sujet difficile, l'alcoolisme. Les spectateurs rient de bon coeur, appréciant humour et jeux de mots. «Àtrop se faire la vodka du diable, on ne voit pas la vie comme elle est!». Puis, c'est au tour d'un Quimpérois, Éric Garnier, de faire son entrée en scène. Il commence sur les chapeaux de roue. Sonmicro ne marche pas. «Désolé, je suis breton, je ne parle pas anglais. Je ne fais pas la différence entre on et off». Çaaurait pu marcher ses histoires de tendre grand-mère excentrique mais... ça ne prend pas. Lecôté provocateur ne fait pas l'unanimité. Au suivant! Petit bout de femme, la Lyonnaise Caro Atoutcoeur, troisième candidate, évoque ses souvenirs nostalgiques de l'enfance de son fils, aujourd'hui devenir «terroriste», en un mot adolescent. «Les Nicolas Hulot du sofa», comme elle les surnomme. Leton est juste, les sketches sont drôles. Le public semble trouver un écho à leur quotidien.
Le coup de coeur de Ploudaniel
Dernier round. Le ventriloque Jeff Panacloc se démarque d'emblée des autres humoristes. Lejeune Parisien, accompagné de sa marionnette Jean-Marc, n'a pas sa langue dans sa poche. Politique, people, télé réalité et grévistes en prennent plein leur grade. Etçaplaît! «Jeveux me présenter aux élections, je m'appellerai Jean-Marc Sarkozy. Elle m'excite Carla Bruni avec sa guitare. Il en a de la chance, lenain!». Les rires fusent dans l'assemblée. Àl'aise sous les projecteurs, iljoue avec le public avec une facilité déconcertante. Les jeux sont faits. Ploudaniel achoisi son vainqueur. «Tout devient possible»: telsétaient les mots de l'association en début de soirée. Il semblerait que ce soit le cas. Au-delà de ce premier festival, il faut yvoir surtout l'investissement de jeunes gens. Rien que pour cela, ils ont du mérite.
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