15 octobre 2009
Une centaine d'élèves du lycée maritime du Guilvinec, gilet de secours sur le dos, évacués en hâte du Fromveur. Il s'agissait en fait d'un exercice incendie, réalisé, hier, à Brest.
11 h 02: «Allô Cross Corsen, ici le capitaine du Fromveur. Nous avons un incendie à bord. Nous allons devoir évacuer les 122 passagers et huit membres d'équipages. Aucun blessé». Appel à l'armateur: la Penn ArBed met en place sa cellule de crise. Puis appel aux machines: «On démarre la pompe incendie et on coupe la ventilation». 11 h 06: petit rappel à l'ordre. «Allô capitaine, vous avez oublié de demander l'intervention des pompiers au Cross...». Le capitaine s'empourpre et rappelle le centre de surveillance. 11 h 12: dans les salons et sur le pont, l'équipage, vêtu du gilet orange, annonce aux passagers: «Il y a un feu à bord. Vous allez être évacués. Enfilez les gilets qui se trouvent sous vos sièges». Un jeune garçon s'agace: «Mais comment on met ce truc? Ça fait un noeud». Un autre rigole: «On a le temps de couler, là». 11 h 17: l'évacuation des passagers se déroule dans le calme. Àl'avant du bateau, les pompiers s'activent pour éteindre le feu. Un blessé est détecté, puis remonté sur le pont. Fin de l'exercice. «Le but de cette mise en scène est de vérifier les procédures d'évacuation du navire», explique Serge Nédélec, des Affaires maritimes.
Un précédent en 2007
Le dernier exercice date de 2007. «Depuis, la Penn Ar Bed a connu des réorganisations. Il fallait donc renouveler l'expérience pour tester la cellule de crise et aussi le nouveau plan d'évacuation». Un exercice bienvenu pour les pompiers du centre de secours de Brest, amenés à intervenir sur les bateaux, «un espace particulier, parce que confiné, avec de très fortes chaleurs et une mauvaise ventilation». Difficile de produire un exercice dans les conditions du réel. «Là, nous sommes à quai, et la météo est excellente, reprend Serge Nédelec. Nous ne pouvons pas non plus déployer les radeaux, parce que ça coûte très cher de les reconditionner. Mais ça permet à l'équipage d'acquérir des automatismes». Cobayes d'un jour, la centaine d'élèves du lycée maritime du Guilvinec était ravie de participer à l'expérience. «Pour eux, c'est important, explique la CPE Catherine Pierre. Certains sont de futurs marins. Ça fait partie de leur formation».
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