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Étudier à l'étranger : la meilleure école qui soit

23 septembre 2009

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Seulement 2% des étudiants français profitent des offres de mobilité pour étudier à l'étranger. L'UBO s'emploie à améliorer ce pourcentage. Chez Anne-Marie Galliou-Scanvion, directrice du service desrelations internationales de l'UBO, lamobilité n'est pas un vain mot. Pour celle dont le parcours s'était décidé à 17 ans, lorsqu'elle avait décroché une bourse d'études pour passer son année de terminale au lycée français de Londres, «il n'y a pas meilleure école qu'étudier à l'étranger: onen revient plus mature, plus dégourdi, avec une langue étrangère parfaitement maîtrisée».

Étudier autour du monde

Afin de partir étudier à l'étranger, l'UBO dispose de trois programmes d'échanges dont 500 étudiants profitent cette année. «Crepuc» avec le Québec, des conventions interuniversitaires, accords d'échanges établis entre l'UBO et des établissements d'enseignement supérieur du monde entier et, enfin, le plus connu et le plus populaire, Erasmus-Socrates. Celui-ci permet d'étudier dans une université européenne dès la troisième année de licence. Après 22ans d'existence, c'est le programme le plus rodé. Il donne automatiquement droit à une bourse de 150 EUR par mois. Il est aussi parfaitement intégré au parcours universitaire grâce au système des ECTS (European credit transfer system), une sorte de «monnaie» qui établit des équivalences entre diplômes. De plus, depuis 2007, le ministère de l'Enseignement supérieur propose une bourse à la mobilité internationale de 400 EUR par mois. Attribuée sur des critères sociaux, elle donne un petit coup de pouce à ceux qui hésiteraient encore à partir.

Fabien : «Je voulais voir autre chose»

Fabien, 20 ans, en troisième année de licence d'histoire, setrouve pour un an à l'université bruxelloise de Saint-Louis, dans le cadre du programme européen Erasmus. C'est pour «sortir de la routine» que Fabien s'est intéressé aux possibilités offertes par le programme d'échange européen Erasmus: «Je voulais voir autre chose, vivre d'une autre façon et améliorer mon anglais. Je n'ai pas hésité une seconde àpartir pour Bruxelles, même si mon premier choix était la Suède. Je vis en colocation avec des étudiants serbes, suisses et espagnols. On s'entend tous très bien. Mes amis sont d'autres étudiants étrangers, eux aussi en Erasmus. Résultat, je parle très rarement français durant la journée.Partir a été très simple, le service des relations internationales de l'UBO facilite beaucoup les démarches. Par contre, il vaut mieux avoir un petit capital auparavant car les bourses mettent du temps à être versées et le premier mois peut se révéler difficile financièrement».

Les étudiants étrangers sont entre de bonnes mains

Environ 200nouveaux étudiants débarquent chaque année à l'UBO, en provenance d'Allemagne, d'Espagne, de Chine, etc. Quels sont les dispositifs mis à leur disposition pour faciliter l'année d'études en préparation? Pour répondre à cette question, rencontre avec Anne-Marie Galliou-Scanvion, vice-présidente de l'UBO, en charge des relations internationales de l'université. Nous essayons de tout faire afin d'avoir un bon contact avec les étudiants étrangers. L'année prochaine, nous voulons mettre en place un accueil plus spécifique, sous forme de tutorat. Ainsi, chaque étudiant étranger sera chaperonné pendant un mois par un étudiant de Brest. Le service a pour mission de promouvoir l'université à l'étrangerafin de réserver des places dans différents établissements dans le monde. Un système d'échanges se met alors en place. Le nombre d'entrants estàpeu près équivalent à celui de sortants, d'une année sur l'autre. Nous sommes aussi conduits à aider au renouvellement des cartes de séjour pour les étudiants qui veulent poursuivre leur cursus en France. Nous nous occupons également d'assurer la gratuité des frais d'inscription. C'est d'abord de découvrir une nouvelle culture à travers une autre langue. C'est aussi la découverte de soi. L'étudiant apprend à se prendre en charge et s'ouvre sur le monde. Le seul point négatif reste sans doute l'aspect financier...

L'UBO en chiffres

Six sites de formation. Grâce à ses 21 composantes implantées à Brest, Quimper, Morlaix, Vannes, Saint-Brieuc et Rennes, l'UBO est la seule université pluridisciplinaire de Bretagne. Une situation qui lui permet de dispenser, enproximité, un enseignement supérieur de haut niveau, mais aussi de bénéficier d'une recherche d'excellence qui participe, elleaussi, au développement économique: 660 chercheurs et enseignants-chercheurs, 38laboratoires, 40 brevets déposés, six«start-ups» créées. Composantes. L'UBO compte six Unités de formation et de recherche (UFR): médecine et sciences de la santé, odontologie, lettres et sciences humaines, sciences et techniques, droit et sciences économiques, sport et éducation physique. Ainsi que sept instituts: l'IUEM (Institut universitaire européen de la mer), les IUT (Instituts universitaires de technologie) de Brest et de Quimper, l'IAE (Institut d'administration des entreprises), l'Ipag (Institut de préparation à l'administration générale), l'Euria (Euro institut d'actuariat) et l'IUFM (Institut universitaire de formation des maîtres). Elle comprend aussi trois formations d'ingénieurs ? l'Esmisab (École supérieure de microbiologie et sécurité alimentaire), l'Enib (École nationale d'ingénieurs) et Fip UBO-Ifria (formation d'ingénieurs en partenariat en techniques de l'industrie agroalimentaire) et une école de sages-femmes. Plus de 200 formations. L'UBO propose plus de 200 formations réparties dans six domaines: sciences de la mer et du littoral, sciences humaines et sociales, arts, lettres et langues, droit, économie, gestion, sciences, technologies, santé et sciences et techniques des activités physiques etsportives. Effectifs 2008-2009. 16.066étudiants dans les effectifs (17.425 inscriptions), 2.396étudiants à l'IUFM, 622à l'Enib. Soitun total de 19.084 étudiants, dont 555doctorants inscrits danscinq écoles doctorales. Quatre-vingt-six thèses y ont été soutenues en 2008. Caractéristiques sociodémographiques (hors IUFM etEnib). Formation initiale, 14.236; formation continue, 855; formation par apprentissage, 520; reprise d'études, 455; 14.904 étudiants de nationalité française (92,77%) et 1.162 étudiants de nationalité étrangère (7,23%); 3.778 étudiants salariés (23,52%); 4.647 étudiants boursiers (28,92%); 6.932 étudiants (43,15%) et 9.134 étudiantes (56,85%). Origine géographique (hors IUFM et Enib). 14.387 étudiants bretons (89,55%), dont 11.838 Finistériens (73,68%). Personnels. 2.380 personnels, dont 1.172 enseignants (684enseignants-chercheurs, 240enseignants du second degré, 18 enseignants du premier degré et 230 contractuels), 937 personnels techniques et administratifs et 271 personnels dépendant d'organisme de recherche (CNRS, Inserm, Ifremer...).

Chen Yang, chinoise : «Brest ne me dépayse pas»

Chen Yang, 19 ans, étudiante chinoise en deuxième année dechimie. «Avoir un diplôme étranger esttrès valorisant en Chine. J'aichoisi la France où les études sont beaucoup moins chères qu'ailleurs. On m'avait dit que le niveau en biochimie à l'UBO était très bon. Je compte étudier ici jusqu'au master puis repartir chez moi, où les biochimistes sont encore peu nombreux. Brest ne me dépayse pas. Jeviens d'une ville qui lui ressemble un peu, la mer en moins. Le fonctionnement de l'université est aussi semblable à celui que je connais. La seule chose qui me dérange est de ne pas avoir de livres de cours. J'ai aussi été très surprise par les manifestations étudiantes, l'année dernière. Nous n'avons pas eucours pendant environ unmois et je n'ai toujours pas compris pourquoi...».

Iara, espagnole: «Des cours de français pas assez adaptés»

Iara Jimenez, 26 ans, est espagnole et étudie la biologie àBrest depuis trois ans. «J'ai découvert la Bretagne pendant des vacances avec mon copain. Festival, nature, proximité de la mer: tout dans cette région nous a plu. Nous nous sommes donc installés à Brest pour reprendre nos études. Audébut, j'avais du mal à rencontrer des gens à cause de la barrière de la langue. J'ai suivi les cours de français langue étrangère de l'UBO mais je ne les ai pas trouvés assez adaptés. Je voulais surtout perfectionner mon écrit, alors que les Chinois maîtrisaient bien la grammaire et devaient travailler la prononciation. Maintenant, j'ai de bons résultats. J'aurais sûrement mis plus de temps àpasser ma licence en Espagne car, là-bas, on ne valide pas un semestre, mais chaque unité d'enseignement».

L'insertion professionnelle une priorité à l'UBO

«En Afrique, pour entrer dans l'âge adulte, il faut tuer le lion. En France, on doit trouver son premier emploi», commente Solène Berrivin, directrice du Service d'orientation et d'insertion professionnelle de l'UBO. Cette comparaison illustre bien l'importance de l'épreuve qui attend les étudiants à la fin de leur parcours. Diplôme en poche, ceux-ci doivent se vendre et mettre en valeur leur précieux sésame pour débuter leur carrière. À l'UBO, les futurs nouveaux diplômés peuvent s'appuyer sur différents ateliers organisés par le service d'orientation : rédaction de lettres de motivation, simulations d'entretiens d'embauche, valorisation du projet professionnel... Depuis deux ans, le plan Licence de la ministre de l'Enseignement supérieur, Valérie Pécresse, est aussi intégré dans les formations universitaires. Il est destiné à améliorer la réussite en licence, tant dans l'obtention du diplôme que dans la préparation à l'insertion professionnelle. Cela se traduit, dans les faits, par des modules de techniques d'expression, d'anglais, d'animation de réunion ou de rédaction de mémoires sur la vie en entreprise. Enfin, des enquêtes de suivi des diplômes, réalisées par l'UBO chaque année et consultables au service d'orientation, renseignent les étudiants sur les débouchés de leur filière. D'après celles-ci, à l'issue d'une licence pro, les étudiants mettraient environ 2,66 mois à trouver un emploi et seulement 9% d'entre eux seraient au chômage 30 mois après l'obtention de leur diplôme. Sur son site Internet, l'UBO a ouvert un espace pour réunir ses diplômés. Ce réseau transgénérationnel servira aussi à promouvoir la notoriété de l'université à travers la France.

Doctorat : «La recherche, c'est ce que je préfère»

Jean Baptiste, 25 ans, a entamé sa thèse au sein de l'Ifremer, il y a un an et demi. Il a opté pour la recherche dès sa troisième année en fac. Un bac S avec mention, une licence de sciences de la terre et de l'univers, à Brest, et un master «Terre solide», à Grenoble, l'ont mené jusque-là, non sans embûches: «Il faut d'abord obtenir un sujet de thèse et un financement : une bourse ministérielle ou un partenariat avec une entreprise, par exemple. Finalement, après un oral, j'ai été pris». Selon lui, «il n'est pas nécessaire d'avoir un parcours brillantissime.Si on n'a pas de mention ?très bien? au bac, ce n'est pas grave. Au fil du temps, les choses deviennent plus intéressantes, on s'investit davantage. Il faut savoir se vendre, montrer que tu es capable d'enbaver». Jean-Baptiste étudie la microsismicité, dans le but, entre autres, d'évaluer les risques de tremblements de terre. Après ses trois ans de thèse, viendra le moment de la soutenance devant un jury, pour défendre ses résultats. La suite? «Je ne m'inquiète pas. À l'étranger, il y a beaucoup d'opportunités, je n'ai pas peur de bouger.Je ne me vois pas faire autre chose. La recherche, c'est ce que je préfère. Je n'ai pas lafibre pédagogique. Ça prend beaucoup de temps et je travaille déjà 60heures par semaine».
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