2 mai 2009
Coup d'envoi, lundi, de la 17e campagne contre les nuisances des goélands en ville. En cinq semaines, des centaines de nids seront stérilisées.
«Alpinistes, 1, goélands, 0». Voilà comment, sourire aux lèvres, Robert Tanguy, responsable du service Animal et ville à la direction Action sociale et santé de la municipalité, résume les 16 campagnes précédentes réalisées afin de réduire les nuisances de ces volatiles marins dans la cité du Ponant. Qu'elles soient sonores ou visibles, sous la forme de fientes. La version 2009 débutera lundi, pour se conclure le vendredi 5juin. Cinq semaines pour stériliser les oeufs de goéland, une espèce protégée par ailleurs. Deux équipes de trois techniciens de la société spécialisée Alpiniste brestois du bâtiment grimperont sur les toits. Ils «s'attaqueront» aux nids, dans six secteurs «historiques»: rues Jean-Jaurès et de Siam, place de Strasbourg, quartiers de L'Harteloire, de Recouvrance et du Pilier-Rouge.
Les goélands des castors
à ailes?
Les tout premiers repérages sont intervenus jeudi matin. Avec la présence de nids observée rue Duquesne, par exemple. Au final, plusieurs centaines seront traitées. Parfois, ils sont imposants, ce qui fait dire à Wilfried Ars, l'un des «alpinistes»: «On se demande s'il n'y a pas un castor là -dessous!». La technique est simple: les oeufs sont aspergés d'un produit composé de formol, d'huile et de détergent, qui rend la ponte inefficace. Ne pas les détruire permet aux oiseaux de poursuivre la couvaison, sans faire de ponte de substitution. En 2008, 783 nids ont été stérilisés, dont 348 dans les six zones susnommées et 435 ponctuellemen. Car une troisième équipe, constituée de deux professionnels, répondra aux sollicitations des usagers. Ces derniers doivent éviter de nourrir les goélands, comme de détruire les nids ou d'en ôter les oeufs.
Mille couples à Brest le double à Lorient
Cette même année, 885 couples de goélands avaient été dénombrés en ville, pour une estimation comprise entre 985 et 1.035duos. Quand ils sont, à titre de comparaison, environ 2.000 à Lorient, qui dispose d'une «surface portuaire plus importante», relativise Bernard Cadiou, de l'association partenaire Bretagne vivante. Et le biologiste d'assurer que si aucune campagne n'avait été menée à Brest, la situation pourrait être «dramatique» aujourd'hui, avec une population multipliée par cinq par rapport aux chiffres actuels. Au moins. Reste que l'opération ? pour un de 48.000 EUR ? «permet de réduire de l'ordre de 99% le nombre potentiel de jeunes goélands».
Pratique Pour les interventions ponctuelles, contacter la direction Action sociale et santé au 02.98.00.88.80.
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