Entretien Orange-Le Télégramme. François Cuillandre [Vidéo]
Interrogé par Sarah Morio, responsable d'agence à Brest, le maire de Brest François Cuillandre évoque les grands enjeux de Brest : le chantier du tramway, l'avenir de la Marine, la coexistence avec Quimper, l'autre pôle finistérien, le TGV vers Paris. Brest, grande ville la plus à l'ouest de France, n'envisage pas son développement sans solidarité avec son territoire....
Sarah Morio. _ Croyez-vous encore au PS ?
François Cuillandre : « Oui, je crois encore au PS, bien sûr. Ca fait plus de 30 ans que je suis adhérent et je conserverai ma carte jusqu'à ma mort sans doute, que j'espère la plus lointaine possible, mais c'est vrai que je suis un petit peu las des débats parisiens et j'ai plutôt tendance à me replier sur ma ville, c'est sans doute dommage parce que je suis adhérent d'un parti à vocation nationale qui a vocation à diriger l'Etat mais j'avoue que je me reconnais plus difficilement dans ce qu'il est aujourd'hui. »
Brest et la marine c'est un peu comme Dupond et Dupont, sauf que la marine elle souffre aujourd'hui, il y a de la restructuration. Etes-vous en mesure, vous, de défendre les emplois et le potentiel de la défense sur Brest et, si oui, quels sont vos leviers d'action ?
Dans le dossier de la défense sur Brest, il y a deux choses . 1. la Marine Nationale qui reste un gros employeur sur l'agglomération, c'est le plus gros employeur encore, c'est aux environs de 16.000 personnes sur l'arrondissement en y intégrant la presqu'île de Crozon et la base de Landivisiau.
Il y a des chantiers qui vous ont échappé quand même...
Et deuxième chose justement, c'est des DCNS, toutes les entreprises qui travaillent dans le secteur de la défense avec, effectivement, des chantiers qui nous ont échappé et je le regrette, c'est le chantier du troisième BPC alors que les deux premiers ont été construits avec satisfaction je crois à Brest, le troisième sera construit à...
A Saint-Nazaire...
A Saint-Nazaire, Hervé Morin était à Brest la semaine passée et je crois que c'est un mauvais signe qui est donné à cette entreprise qui est quand même une entreprise qui compte et qui continuera à compter sur Brest. Voilà . Après le problème c'est les restructurations au sein du Ministère de la Défense avec des dossiers lourds et puis...
Vous êtes intervenu en haut lieu ?
Oui bien sûr mais...
Sans grand espoir ?
Non, je ne dis pas ça mais il y a une logique nationale qui est portée par un ministre et je ne mélange pas les dossiers, c'est un dossier d'Etat, la défense nationale, on ne fait pas une politique de défense en fonction des villes qui abritent cette défense même si l'Etat conserve un rôle en matière d'aménagement du territoire. Voilà donc on reste vigilant, les dossiers sont lourds. La Jeanne d'Arc, par exemple, qui va sortir de flotte dans un an, c'est près de 500 emplois, donc ce sont des dossiers qui nous interpellent.
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