Examens. La dernière ligne droite
La fin est proche ! La fin de l'année universitaire, bien sûr. Les étudiants abordent, en effet, leur dernière semaine d'examen... pour ceux qui n'auront pas à faire des heures sup' en juin. Comment abordent-ils cette période fatidique ?C'est la grand-messe des émotions sur le campus brestois, cette semaine. Tous les jours, aux visages du matin crispés et cernés par de longues nuits sans sommeil, succèdent des mines soulagées et réjouies de s'être encore rapprochées de la délivrance. Le moment est, en effet, venu, pour une grande majorité des étudiants, de valider leur semestre pair, en principe synonyme de passage à l'étage supérieur. Enfin, « semestre », façon de parler, les cours n'étant dispensés que de janvier à début avril.
Apothéose
ou baroud d'honneur
Entamés depuis mi-avril avec la remise des travaux personnels (20 à 50 % de la note, selon les matières), ces examens doivent constituer l'occasion de parachever une année d'assiduité en classe et de potassage en groupe (pour la motivation) ou en solo (pour la concentration). Pour d'autres, en revanche, qui se savent condamnés aux rattrapages ou qui ont déjà choisi une autre voie, c'est l'occasion d'un baroud d'honneur ou de quitter la fac sur une bonne note.
Toute bonne période de partiels qui se respecte ne saurait, en outre, se soustraire à la traditionnelle épreuve de quatre heures du samedi matin ! Généralement placé au tout début ou en clôture du planning et doté d'un gros coefficient, ce moment peut apparaître d'autant plus délicat qu'il doit, parfois, se dérouler dans un cadre inhabituel. L'embouteillage étant de mise pour la réservation des salles, certains examens nécessitent, en effet, un « déménagement » dans une fac voisine. Pendant que les scientifiques peuvent s'inviter en AES, les littéraires découvrent les amphis de médecine... le dépaysement est garanti. La concentration, un peu moins. Surtout si l'on a en ligne de mire les vacances à la sortie de la salle !
Pas fini pour tous
Toutefois, les résultats devant tomber dans le mois qui suit la dernière épreuve, les moins convaincus de leur prestation devront encore gamberger durant cette étrange période de « pré-vacances » avant le verdict. D'autres, qui ont échoué au premier semestre ont l'« avantage » d'être déjà préparés aux redoutés « repêchages » du mois de juin, qui s'étaleront, eux aussi, sur deux semaines. Dans tous les cas, le 23 juin au soir, tous les étudiants pourront fêter le début de l'été et la fin de leur année universitaire... ou presque. Car, là aussi, il existe quelques exceptions, les inscrits en Master ayant la possibilité de soutenir leur mémoire jusqu'au 30 septembre. Et de rallonger d'autant un sprint final déjà interminable !