26 avril 2009
Une trentaine d'«obstinés» ont manifesté, hier, place de la Liberté, «contre la régression du système scolaire programmée par le gouvernement».
Ils étaient, quoi... Allez, disons une petite trentaine, hier, place de la Liberté. «Ils», ce sont les «obstinés»: des parents et leurs enfants, des enseignants et des chercheurs, des personnels de l'éducation, tous réunis pour manifester contre la «régression du système scolaire programmée par le gouvernement». Ils avaient répondu à l'appel de différentes organisations syndicales: CFDT, FSU, Sud éducation, CGT, entre autres. «Nous sommes là pour montrer notre désaccord. 13.500 postes en moins dans l'éducation, à la rentrée prochaine, c'est inconcevable», pestait Olivier Cuzon, de Sud éducation. «Les services publics sont avant tout des régulateurs d'inégalités sociales et le gouvernement, lui, va les creuser encore un peu plus», s'inquiétait, pour sa part, Armelle Pucel, de la FSU.
Appel à la manifestation le 1ermai
Bref, les causes de mécontentement, même timidement représentées par cette trentaine demanifestants, étaient nombreuses: réforme des concours d'enseignants, remise en cause de la scolarisation à 2 ans, non-attribution des postes nécessaires en primaire malgré une hausse sensible des effectifs, dégradation de la formation pour les diplômes professionnels... «Bien sûr, le gouvernement cherche à faire des économies. Mais il cherche surtout à casser un système», expliquait un manifestant. Les organisations syndicales appellent à une nouvelle grande manifestation le 1ermai pour peser sur le gouvernement et le patronat.
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