7 avril 2009
Une semaine pour se frotter à l'enseignement supérieur. Une semaine pour balayer d'éventuels préjugés. L'UBO etTélécom Bretagne ouvrent leurs portes à des lycéens finistériens.
Les vacances scolaires? Pas pour tous les lycéens, non. Il y en a au moins trente qui, depuis hier, font des heures supplémentaires pour découvrir le monde de l'enseignement supérieur. Point d'heures de colle à honorer, ils sont tous volontaires. Issus de huit lycées finistériens
(*), ils passent une semaine pas comme les autres, en pension complète à Brest, financée par l'UBO et Télécom Bretagne.
Promouvoir l'égalité des chances
Accompagnés de tuteurs (des élèves ingénieurs et doctorants), ils découvrent ainsi la réalité de la formation en école d'ingénieur eten université. Au départ de cette opération, un label crée par le gouvernement: les Cordées de la réussite. Derrière ce nom, un partenariat entre les grandes écoles, les universités ou les lycées à classes préparatoires et des lycées situés dans des quartiers prioritaires. Le but: promouvoir l'égalité des chances etla réussite des jeunes face à l'entrée dans l'enseignement supérieur. Pour Marie-Christine Mouchot, directrice de la communication à Télécom Bretagne, une telle semaine trouve tout à fait sa place au sein de Télécom Bretagne: «Notre école est une école publique. Nous avons accepté de nous associer avec l'UBO etl'antenne de Bretagne de l'ENS Cachan pour soutenir l'équipe pédagogique des classes préparatoires du lycée Brizeux, de Quimper».
Les critères sociaux n'ont pas gain de cause
Cette semaine à Brest, pour les trente lycéens, c'est le point d'orgue des Cordées de la réussite, un moment d'immersion totale dans le bain des hautes études. Pour Télécom Bretagne, c'est aussi un moyen d'ouvrir ses portes àtous etde balayer des préjugés à la peau dure: «Il faut montrer qu'on peut être élève dans un petit lycée du Finistère et parvenir à de hautes études». Point d'a priori, donc, etcela dans les deux sens: un futur ingénieur a été lycéen. Et un lycéen peut devenir ingénieur. Les critères sociaux n'ont pas de place dans un tel dispositif, seuls comptent les résultats académiques.
(*) Lycée Brizeux de Quimper, lycée de Cornouaille de Quimper, lycée Thépot de Quimper, lycée Kerneuzec de Quimperlé, lycée Laënnec de Pont-l'Abbé, lycée Le Bris de Douarnenez, lycée Jean-Moulin de Châteaulin etlycée Sérusier de Carhaix.
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