UIMM 29. Trois questions à Claudine Dyé, présidente
Claudine Dyé, présidente de l'UIMM du Finistère, est entrée fin mai au bureau national de l'Union des industries métallurgiques et minières, qui compte 24 membres. Et qui, après la tempête qui s'est soldée par le départ de Denis Gautier-Sauvagnac, est présidée par Frédéric Saint-Geours.
Vous siégiez précédemment au conseil de l'UIMM. Vous doutiez vous de ce qui se passait ?
Non. On l'a découvert dans les journaux et je n'imaginais pas ces pratiques. Dans ce conseil, on pouvait parler mais les choses étaient déjà décidées. La transparence n'existait pas. L'UIMM souffrait d'un manque de communication interne, et externe d'ailleurs.
Estimez-vous que ces pratiques appartiennent au passé ?
Le travail effectué depuis a été rapide et bien mené. J'ose espérer que ce genre de choses n'arrivera plus. Le problème ne concernait pas le fonds d'entraide, en cas de grève, qui existe d'ailleurs aussi chez les organisations syndicales, mais les 16,5 M€ dont on ne connaît toujours pas la destination, ce qui laisse un goût amer. Les dommages et intérêts de Denis Gautier-Sauvagnac ont été réduits de moitié, à 780.000 €, et la clause de confidentialité levée. Tous les membres du bureau ont d'ailleurs eu le projet de protocole.
Considérez-vous que l'institution a elle-même changé ?
Depuis l'affaire, nous avons appris à beaucoup plus nous connaître entre nous, ce qui n'était pas le cas auparavant. Et les gens n'hésitent pas aujourd'hui à dire s'ils ne sont pas d'accord. Les chambres territoriales se sont beaucoup impliquées dans la rénovation avec la volonté de faire progresser le réseau de l'UIMM, dont les compétences sont importantes, et d'en garder l'âme, et la bonne.