La Poste. 200 manifestants contre l'ouverture du capital
Ce n'était qu'une « étape supplémentaire dans le parcours », comme l'a affirmé Robert Plaquin, du bureau départemental de la Fédération des activités postales et de télécommunications (Fapt)-CGT du Nord-Finistère. Hier, quelque 200 personnes se sont retrouvées, en début d'après-midi, sur la place de la Liberté pour s'opposer au projet d'ouverture du capital de La Poste. « Pour l'instant, le gouvernement l'a suspendu, mais ne l'a pas retiré », ajoute Robert Plaquin.
Alors, les manifestants, réunis à l'appel de plusieurs organisations syndicales (CFDT, Fapt-CGT, Force ouvrière, FSU, Solidaires et Sud-PTT), ont défilé autour de l'hôtel de ville, avant de passer devant la poste centrale. Slogan le plus entendu : « Service public, oui, oui, oui ! Service du fric, non, non, non ! ».
Plus tôt, Jean-Paul Craff, facteur à Plouzané et également membre du bureau départemental de la Fapt-CGT du Nord-Finistère, avait lu un texte commun où il citait, notamment, l'exemple de la Suède, « l'un des premiers pays européens à privatiser sa Poste en 1993. Le bilan est catastrophique : le prix du timbre a doublé, 30.000 emplois sur 70.000 ont été supprimés et le nombre des bureaux de poste traditionnels a été divisé par cinq ».
Autre parallèle, celui avec France Télécom, dont l'ouverture du capital, en 1997, se faisait « à hauteur de 21 %. Mais, en 1998, elle passait à 38 %. Aujourd'hui, l'État ne possède plus que 27 % de l'entreprise ». Deux situations dont les manifestants d'hier ne veulent pas pour « leur » Poste.