20 décembre 2012 - 6 réactions
Dans son éventail de propositions, il évoque la base de l'Île-Longue! À travers son blog sur la Défense, Jean-Marie Collin développe la proposition écossaise. Les Anglais ont déjà, par le passé, confié une partie de leur arsenal militaire en Allemagne, sous l'oeil attentif de soldats allemands et américains. Pourquoi ne pas réitérer pour faire place nette en Écosse proposent les indépendantistes?
Parmi les trois propositions pour remplacer le site de Faslane en Écosse (Diego Garcia dans l'océan Indien, Kings bays aux États-Unis) figure la base française de l'Île-Longue, à la pointe bretonne. Mais l'option française, selon des spécialistes anglais de la Défense, ne tient pas vraiment la route, le site de l'Île-Longue n'étant pas dimensionné pour accueillir d'autres sous-marins et nepouvant pas, d'un claquement de doigt, augmenter sa seule capacité de stockage de missiles.
L'hétérogénéité des armes anglaises (américaines) et françaises constitue une difficulté supplémentaire. Et cela, sans même parler de l'opposition des populations locales et de l'opinion publique qui auraient quelques difficultés à accueillir de nouveaux moyens nucléaires sur son territoire.
Europe de la dissuasion?
Et l'Europe de la Défense? Ne serait-ce pas l'opportunité de mutualiser les moyens de la dissuasion entre pays européens? Mais le souhait d'indépendance des Écossais et cet hypothétique calendrier de forces de dissuasion communes répondent àdeux calendriers et à deux niveaux d'urgence complètement distincts.

22 mai 2013 à 18h09
22 mai 2013 à 07h46