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Brest ville

Conseil. Les jeudis alcoolisés font débat

28 octobre 2009

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Les rassemble- ments d'étudiants chaquejeudi soir sur la place delaLiberté ont occupé unegrande partie des débats du conseil municipal. Siladroite accuse le maire de ne pas en faire assez, celui-ci répond que «si des solutions miracles existaient, celasesaurait».


À l'image de ce qui s'est déjà produit ces dernières années, la place de la Liberté est redevenue depuis quelques semaines lelieude rendez-vous nocturnes et spontanés d'étudiants le jeudisoir avec, à la clé, de fortes alcoolisations et des nuisancesen tous genres pour des riverains toujours plus excédés. Désormais regroupés au sein d'un collectif, ceux-ci attendent désormais des décisions rapides et efficaces face à des comportements difficiles à endiguer et qu'on retrouve dans à peu près toutes les grandes villes universitaires.

Répression ou dialogue?

«Les solutions ne passent pas par le ?yaka? ou le ?faucon?», reconnaît l'indépendant Fortuné Pellicano, avant de s'adresser au maire : «Montrez vote détermination en prenant vous-même unarrêté, si l'État tarde trop ouse révèle trop frileux en la matière». Rappelant que «ceproblème n'est pas spécifiquement brestois», l'UMP Laurent Prunier réclame de la «répression». «On ne peut yéchapper», ajoute-t-il, en appelant à la prise d'un arrêté municipal interdisant la consommation d'alcool dans le centre-ville, «comme dans de nombreuses villes dirigées par des socialistes», ou en usant de la vidéo-surveillance. Même tonalité chez son co-listier Renaud Le Floc'h qui, réclame au maire des «mesures rapides», afin de «trouver un juste milieu entre le tout répressif et le tout permissif». Le plus agressif envers le maire est finalement l'UMP «indépendant» Stéphane Roudaut qui parle d'«exaspération» et d'«immobilisme (municipal, NDLR) élevé au rang de doctrine». «Il semblerait que les services de l'État veuillent prendre un arrêté de ce type. Je trouve cela surréaliste, surtout ici sur la place qui est en quelque sorte la place de la mairie».

De 2004 à 2008 moins de policiers à Brest

L'adjointe à la tranquillité urbaine, Anne-Marie Cibaud, quiveutcroire dans les vertus du dialogue et se dit plutôt «optimiste» pour «relever le défi du juste partage des espaces publics». Le dernier mot revient à FrançoisCuillandre pour qui unarrêté municipal ou préfectoral ne résoudrait rien : «Partout où ces arrêtés ont été pris, cesphénomènes ont perduré, avec des risques d'affrontements avec la police». Etde renvoyer la droite dans ses buts : «Pourappliquer de tels arrêtés, il faut des policiers or, messieurs de l'UMP, entre2004 et2008, les effectifs de la police nationaleà Brest sont passés de 349à326 personnes...». «Detoute façon, conclut-il, sides solutions miracles existaient, l'ancien ministre de l'Intérieur devenu président de la République les auraient appliquées partout...».

  • Patrice Le Berre

Yann Masson, nouveau conseiller

Le conseil municipal de Brest aaccueilli, hier, un nouveau membre en son sein. Il s'agit de YannMasson, 35 ans, qui siégera parmi les élus socialistes. Il s'agit là d'une stricte application de la loi électorale: le décès de Sophie Cadour, il y a une dizaine de jours, a entraîné automatiquement son remplacement, afin que le conseil soit de nouveau au complet, par le premier candidat jusque-là non élu de la même liste. Yann Masson occupait la 45e place sur la liste d'union de la gauche menée par François Cuillandre etqui, victorieuse aux municipales de mars2008, avait obtenu 44 sièges sur les 55duconseil. Lors de cette campagne des municipales, Yann Masson était candidat au titre des Verts, parti qu'il a quitté au lendemain du scrutin ? «enraison de divergences sur plusieurs sujets», se contente-t-il d'indiquer? avant de rejoindre le PS enjuin2008. Yann Masson est le fils d'Alain Masson, adjoint au maire et vice-président de Brest Métropole Océane en charge du développement durable et des grands projets. «Mon père ne m'a pas poussé vers la politique, indique le nouvel élu, et a même plutôt été surpris lorsque j'ai commencé à militer vers l'âge de 25 ans». Pompier de Paris durant deux ans, Yann Masson a retrouvé sa ville natale en 2006. Il est employé au service stationnement de la Sopab.
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«Entre2004 et2008, les effectifs de la police nationale à Brest sont passés de 349 à 326 personnes...»

  • François Cuillandre, maire.

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