3 juillet 2009
Le CHU et l'HIA ont présenté leur projet de collaboration qui va s'illustrer par des consultations communes, gardes médicales et équipements mutualisés.
«Les internes militaires et ceux du CHU travaillent ensemble. Les médecins des deux établissements collaborent déjà ponctuellement. Un chirurgien thoracique du CHU est venu opérer à l'HIA. En janvier, nous avons fait face ensemble à la pénurie de lits d'hospitalisation sans déclencher de plan blanc», expliquent d'une même voix le médecin général Debonne, médecin chef de l'HIA et le Pr Fenoll, président de la CME du CHU, affirmant avoir eu la même idée au même moment. Plus question de concurrence, mais de mutualisation de moyens pour offrir un meilleur service aux patients. Les deux services d'urgences travaillent ensemble chaque jour pour trouver les lits adaptés aux pathologies des patients.
Unique en France
Ce projet résonne fortement avec le concept de communauté hospitalière de territoire de la loi Bachelot, même si les deux établissements dépendent de ministères différents: la Santé et la Défense. «Notre projet est une expérience unique en France, entre un HIA et un CHU. Seules les tutelles peuvent décider de la façon de le formaliser. La motion adoptée à l'unanimité par la CME du CHU parle de modèle d'un nouvel hôpital public civil et militaire qui soit le pôle hospitalo-universitaire de Bretagne, référence et recours des autres établissements de la région. Les soins, la recherche et l'enseignement dans les 12 pôles du CHU sont concernés». Plutôt qu'organiser à 600 m de distance deux gardes en radiologie, par exemple, une seule servira Morvan et l'HIA. Cela pourra aller jusqu'à un portail unique etun secrétariat dédié pour certaines spécialités assurées par les deux établissements, comme la consultation de la douleur. «Cela permettra de développer de nouveaux services».
Projet en septembre
L'HIA, avec ses 200 lits, ses 60médecins militaires, sa cinquantaine d'internes militaires et ses onze du CHU joue un double rôle de soutien des forces et de service public, il est ouvert à toute la population. «Malgré les réductions de postes de la Défense, nous allons être renforcés en personnels médical et paramédical». Certaines spécialités comme l'urologie, la gynécologie etla pédiatrie ne sont pas représentées dans l'HIA, mais ses patients y auront accès grâce à la collaboration avec le CHU. «S'il y a des points juridiques de blocage on essaiera de les lever, sachant que l'on est plutôt encouragé par nos tutelles. Par exemple plutôt qu'acheter en commun, on peut se répartir les achats d'équipements lourds», ajoute Bernard Dupont, directeur du CHU. Un projet médical écrit sera rendu en septembre et une évaluation réalisée tous les troismois.
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