12 octobre 2009
Avec son charme vagabond et ses mélodies soul-folk, Charlie Winston est aujourd'hui une des grandes révélations musicales de l'année. Service minimum pour le songwriter qui était de passage, vendredi soir,à l'Avel-Vor.
Sur la scène de l'Avel-Vor, Charlie Winston use de son sourire ravageur. Elles sont au bord de l'hystérie et lancent des «Charliiiiiiiiiiie» à tout bout de champ. Les places sont jalousement gardées. Les tigresses défendent leur territoire, où elles ont vue sur scène. Ce qui n'est malheureusement pas le cas de tout le monde... L'homme, au style vagabond romantique, cultive avec soin son look de dandy. Le «hobo» tiré à quatre épingles plaît. L'artiste britannique, qui est passé du statut de parfait inconnu à tête d'affiche en moins d'un an, est aujourd'hui devenu le chouchou du public. Pourtant, vendredi soir à l'Avel-Vor, le charme n'a pas vraiment opéré.
Sans surprise
Entre le swing dansant de «Inyour hands», l'atmosphère country de «Like a hobo» ou la langueur jazzy de morceaux tel que «I love your smile», l'univers de Charlie Winston se présente comme un véritable voyage musical. Au point de tomber parfois dans la facilité de mélodies trop sucrées... Néanmoins, il faut le reconnaître, le showman aux intonations bluesy renoue, avec talent, avec la tradition des «soulmen», à l'instar de ses maîtres: Ray Charles, RandyNewman, Tom Waits... Mais, il manque quelque chose. On se rappelle sa prestation de cet été aux Vieilles Charrues, où l'artiste avait fait un show du tonnerre et avait même converti les plus difficiles.
Un petit tour et puis s'en vont
Ce n'était pas vraiment le cas vendredi. Trop bien rodé, le spectacle n'a laissé place à aucune surprise ou improvisation. La déception a donc pointé le bout de son nez pour certains, qui ont décidé d'abandonner en cours de route. En plus de cela, la chaleur est insoutenable dans la salle, où sont réunies plus de 2.000 personnes. Nombreux sont ceux qui tombent comme des mouches. Évidemment, nul n'a résisté à l'envie de fredonner son premier tube «Like a hobo», qui est arrivé très rapidement dans la soirée. Là non plus, aucun suspense. On aurait pensé qu'il l'aurait gardé au chaud pour la fin. Mais non. Sans rancune, MrWinston.
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