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Beaux-Arts. 209 étudiants dans un écrin

9 février 2012

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En plein coeur dela ville, l'Eesab (École européenne supérieure d'art de Bretagne) forme sesétudiants àunlarge panel de techniques artistique, dansdes ateliers bien équipés enmatériel spécialisé.

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En plein centre de Brest, à quelques mètres de la rue de Siam, l'Eesab (École européenne supérieure d'art de Bretagne) se trouve au coeur de la structure quadripartite du «carré d'art»; composé de l'École nationale de musique, du musée des Beaux-Arts etde la bibliothèque d'étude. Unlieu privilégié pour tous les étudiants de Bretagne etd'ailleurs, attirés par l'enseignement artistique.

Recrutement


Pour intégrer l'école d'art de Brest, il faut d'abord, bien sûr, avoir le bac mais aussi passer un concours sur deux jours àRennes. «Depuis janvier2011, notre école fait partie de l'Eesab», explique Isabelle Laurent, chargée de communication. «C'est un regroupement de quatre sites, Lorient, Brest, Quimper et Rennes, qui forment une seule et même école. C'est la plus grande école supérieure d'art en France. Les épreuves écrites sont donc communes et les oraux déterminent le lieu où ira le candidat. À Brest, onrecrute une soixantaine d'étudiants par an en première année. Autotal, l'école a un effectif de209 étudiants et 24 enseignants».

Vie à l'école

Le gros avantage de l'école, outre l'enseignement des professeurs, tient dans ses ateliers et dans le matériel mis à la disposition des étudiants: atelier peinture, atelier sérigraphie, salle de développement photo, atelier bois, atelier vidéo, etc. Les salles défilent, formant un parcours labyrinthique où l'art visuel s'allie aux odeurs envoûtantes qui se dégagent des matières travaillées, pour former une atmosphère bien particulière à l'école. «Les étudiants ont tout sur place: les ateliers, les matières premières, les outils, la cafèt... En fait, ilsvivent presque dans l'école!», s'amuse Fabienne Geffroy, chargée de l'accueil de la galerie des Beaux-Arts. Et ce, malgré le manque d'espace auxquels ils sont malheureusement confrontés (les premières années doivent être placées dans l'annexe du Bergot, à Bellevue, par manque de place).

Les débouchés?


Le site de Brest propose trois formations différentes: art, design d'objets et design d'espace. Depuis cette année, les diplômes correspondent aux licences et aux masters européens. Contrairement aux autres facultés, les étudiants doivent passer devant un jury venant de l'extérieur pour valider leurs diplômes. «Les Beaux-Arts ne forment pas à un métier mais offrent une formation artistique», précise Isabelle. «Certains intègrent des écoles plus spécialisées après leur troisième année, d'autres continuent jusqu'à la cinquième année. D'après une étude effectuée récemment pour l'année 2010, les trois-quarts de ceux qui sortent du master ont trouvé un emploi en lien avec la formation».

Comment vivez-vous votre filière artistique?

Émilie, 22 ans, en cinquième année de design: «Je viens du Périgord, j'ai choisi cette école pour des raisons financières. Jen'y perds pas, j'ai rapidement trouvé mon rythme de travail. J'aime bien allier le côté artistique au côté fonctionnel et c'est ce que permet la formation design. À la fin de mon master, j'aimerai tenter un doctorat pour faire une thèse et développer mon mémoire de master». Florian, 22 ans, et Emma, 20 ans, en première année: «L'ambiance est sympa quand il y a du monde. Le rythme de travail est bien équilibré, on n'est pas "glandeurs", et on nous laisse beaucoup de liberté pour nos travaux». Du côté d'Emma, des hésitations: «Je vais peut-être changer d'école pour me diriger vers le design textile». Pour Florian, la licence architecture semble une voie toute tracée. Clara, 23 ans, en cinquième année Erasmus aux Beaux-Arts: «C'est complètement différent par rapport à mon école en Espagne. Le travail est plus spécifique et plus individuel, il n'y a pas du tout d'esprit de compétition. J'aime beaucoup la vie à Brest. Mon domaine de prédilection, c'est la peinture et l'image. Jecompte sûrement intégrer une école publicitaire à mon retour chez moi, en fin d'année». Brice, 25 ans, en cinquième année: «J'ai intégré l'école de Brest en quatrième année. Avant, j'étais à Clermont-Ferrand. Mon domaine à moi, c'est exclusivement la peinture. L'avantage de cette école, c'est qu'on a un grand atelier depuis cette année avec un matériel fourni. J'espère pouvoir continuer de produire après mon diplôme et pourquoi pas pouvoir percer avec mes travaux».
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