2 juillet 2009
Restaurateurs et autres hôteliers ont fait le grand saut, hier, dans la TVA à 5,5%. Une victoire après un combat de plus de 15 ans, qui permettra peut-être, selon certains, de relancer les affaires.
«La TVA baisse, les prix aussi!» Voici les lettres bleu etorange qu'arborent désormais fièrement la plupart des vitrines de restaurants. Le passage de 19,6% à 5,5% de cet impôt indirect payé par le consommateur est une mesure accueillie à bras ouverts par la majorité des professionnels. Mais également par les clients, qui ont enfin découvert hier de nouvelles cartes. Les anciens prix y sont barrés. Et les tarifs actuels s'affichent en plus petit. Intervenant dans un contexte de crise, cette diminution vise à relancer l'activité, revaloriser le métier et permettre également l'embauche.
«Une bouffée d'oxygène»
«La baisse de la TVA est une bouffée d'oxygène», s'exclame Nathalie Guizien, gérante de LaScala. Même discours à LaBoucherie, en bas de la rue de Siam, avec Hervé Gousserey, le directeur: «Cette mesure pourrait compenser la baisse d'activité constatée depuis le début de l'année». Et même son de cloche, enfin, au Nautilus, restaurant huppé situé en bas de l'hôtel Océania: «L'intérêt de cette baisse, c'est qu'elle arrive à un moment très positif pour les clients». Même si, de l'aveu de ces mêmes responsables: «Ilsemble qu'il y ait une vraie méfiance chez certains». Méfiance partagée avec quelques restaurateurs, qui préfèrent attendre de voir l'évolution de leurs bénéfices: «Si ça se trouve, les fournisseurs vont augmenter les tarifs», peut-on entendre de la part d'un responsable de LaMarina.
Une baisse de 11,8%
Reste que nombreux sont ceux à imaginer que les gens vont revenir en masse au restaurant. Un coup de pouce donc pour la profession, et des répercussions positives attendues dans l'année. Que ce soit pour refaire la moquette, installer la climatisation ou embaucher du personnel, la majorité des restaurateurs a donc décidé de jouer le jeu en baissant les prix de 11,8% sur sept produits au minimum. Pour exemple, la Boucherie proposait, avant, une formule midi (plat et café) à 10,60EUR. Aujourd'hui, pour le même menu, il en coûtera 9,35EUR au consommateur. Grâce à l'embauche, certains espèrent également voir le nombre d'heures de travail diminuer. «Cela nous permettrait de mieux nous occuper de nos apprentis etd'attirer de nouveau les jeunes vers ces métiers jugés précaires et usants», indiquent ThierryBeauvy et Jean-Michel Fajean, gérants du Ruffé, rue Yves-Collet. En attendant, les sociétés de paramétrage chargées de remettre à jour les prix des caisses enregistreuses font leur beurre. Sollicitées de toutes parts, leurs fortes activités de ces derniers jours révèlent l'engagement des professionnels.
Christian-Radich. Le trois-mâts norvégien hôte du port de Brest
Salon du mariage. Couleur et brillance à Brest
Fenêtre météo. La Boudeuse part en principe demain matin
Les idées sorties du jour
État civil
Tanguy SA. «Mouvement inapproprié» pour la direction
Aujourd'hui
Brest-Vannes (3-4). La revanche des sans-culottes
Exposition. Marc Folly, l'aquarelle passionnément