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Brest ville

Arrêt cardiaque. 500 sportifs en meurent chaque année

25 septembre 2009

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L'arrêt cardiaque du sportif dans l'exercice de sa passion cause, en France, plus de 500décès. Des vies souvent fauchées en pleine jeunesse. Une conférence rappelait, mardi, les gestes à adopter pour éviter le pire.

«L'arrêt cardiaque en France, c'est 50.000 morts subites par an! Davantage que pour les accidents de la route... Et, pour ce qui est des sportifs, c'est 500personnes au minimum qui en décèdent, et souvent des jeunes...». Cette entrée en matière du PrJacques Mansourati, du CHU de Brest, vice-président de la Fédération française de cardiologie, dans le débat organisé mardi soir à la faculté de médecine, a interpellé la petite centaine de sportifs et responsables de clubs présents. Car il est tout de même navrant de pratiquer un sport que l'on aime et d'en mourir... La réunion d'information sur le thème «Programme de lutte contre la mort subite sur le terrain de sport» était menée par Patrick Appéré, adjoint aux sports de la ville de Brest et conseiller communautaire chargé des sports à BMO.

À 75% au domicile

Elle a réuni, avec le PrMansourati, le DrChristophe Guégan, du centre de médecine du sport de BMO, Éric Pondaven, du Samu29 et, par ailleurs, triathlète confirmé. Et aussi, notamment, le DrPatricia Saraux, médecin du service de santé de la ville, Bertrand Riouallen, directeur du service des sports, et Étienne Madec, président de l'Office municipal des sports. On retiendra notamment que les trois quarts des arrêts cardiaques surviennent au domicile et que, bien souvent, «les témoins ne savent que faire, ne connaissent pas le geste qui sauve». Pourtant, il est possible de sauver des vies.

«Un cardiaque qui s'ignore»

«Un sportif qui décède lors de son sport, c'est un cardiaque qui s'ignore... Il y a des sports à risques et des sportifs à risques...», va expliquer le DrGuégan, avant de parler des visites médicales préalables et des dépistages. Avec le DrPondaven, on traitera des massages, de la formation nécessaire, des défibrillateurs. «Sauver une vie, c'est trois gestes», vont dire les praticiens: «Appeler le 15, masser, défibriller».

«Former le plus possible au défibrillateur»

Le défibrillateur, le DrPatricia Saraux le connaît bien. Elle en expliquera le fonctionnement à l'assistance: «On souhaite former le plus possible d'animateurs du milieu sportif. Il faut se former aminima. Beaucoup d'établissements sont déjà équipés d'un défibrillateur...».

Site Internet www.1vie3gestes.com

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