6 novembre 2009
Face à la menace que représentent les oiseaux pour les avions, l'aéroport mène la lutte. La préfecturea renouvelé son autorisation à tirer sur trois espèces protégées.
Huit cents rencontres d'animaux sont enregistrées en France, chaque année, dans l'aviation civile. 15% d'entre elles sont classées «sérieuses», c'est-à-dire qu'elles donnent lieu à des retards de trafic ou à des dommages sur l'appareil. Et si le risque d'accident mortel existe, il reste faible. «Brest ne se situe d'ailleurs pas dans une zone à risque, précise Michel Roussel, directeur d'exploitation. Nous recensons une quinzaine d'impacts sur les aéronefs par an, ce qui correspond à 15.000vols commerciaux, sans gravité».
Des effarouchements sonores
Ce qui n'empêche pas l'aéroport Brest-Bretagne de mener, depuis des années, un travail de prévention. «Tous les jours, nous procédons à des effarouchements sonores», poursuit Michel Roussel. Des cris de prédateurs sont diffusés «par du matériel fixe réparti le long des pistes, et du matériel embarqué pour intervenir sur zone». Autre possibilité: l'usage de fusées crépitantes, qui produisent du bruit et des étincelles. L'environnement de l'aéroport est également très contrôlé. «Jusqu'à la hauteur de l'herbe en bord de piste qui est réglementée. Il faut éviter la prolifération d'espèces. Il n'y a pas que les oiseaux qui se plaisent dans les aéroports: les lapins aussi. Et parfois, des animaux de taille, comme des chevreuils. C'est pourquoi nous renforçons les clôtures de l'aéroport». Un travail mené par le service sécurité-lutte incendie et péril animal de l'aéroport.
À coups de fusil
Mais dans des cas particuliers, il faut parfois passer aux grands moyens: le tir au fusil. Une procédure que la préfecture du Finistère autorise pour trois espèces protégées: le goéland leucophée, le goéland argenté et la mouette rieuse. «Mais cette option est très rarement utilisée», précise Michel Roussel. Autorisé depuis 2001, le tir au goéland n'a fait pour le moment aucun mort.
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