letelegramme.com

 

Lampaul-Plouarzel

Mad-Atao. La destruction de la gabare était légale

11 septembre 2009

  • Réduire le texte
  • Réduire le texte
  • Agrandir le texte
  • Agrandir le texte
  • L'article au format PDF

Suite à la destruction du Mad-Atao, en septembre 2008, la Drac(*) avait alerté le procureur de la République. Après enquête, l'affaire vient d'être classée sans suite. C'est une page du patrimoine maritime lampaulais qui avait été tournée, le 17septembre dernier, quand, en deux coups de pelleteuse, la gabare Mad-Atao était tombée à terre. Mise à l'eau en 1938 à Camaret, basée à Porscave l'année suivante, elle avait quitté les eaux de l'aber Ildut en 1959 pour Paimpol.

«Monument historique»

En 1997, la petite commune costarmoricaine avait gracieusement rétrocédé le bateau à la commune de Lampaul-Plouarzel qui souhaitait, alors, lui donner une seconde vie, en le transformant en musée. Une fin de vie honorable pour une gabare qui avait été classée «monument historique» en 1983. Oui mais. Plusieurs études ont été effectuées. Les années ont passé. Et la gabare s'est détériorée. Si bien qu'à l'unanimité, le conseil municipal lampaulais avait finalement décidé, l'an passé, de détruire le bateau. «Pas de gaieté de coeur», avaient expliqué les élus mais «pour des raisons de sécurité, vu l'état de délabrement de la coque, parce que son déplacement n'était techniquement pas faisable et qu'une restauration aurait eu un coût exorbitant, sans aide de l'État qui plus est». Reste que la Drac avait émis des doutes quant à la légalité de cette décision municipale, le Mad-Atao étant classé. Saisi, le procureur de Brest avait diligenté une enquête.

Pas de délit

Au vu des éléments recueillis, l'affaire vient d'être classée sans suite par le tribunal. Pour Didier Le Gac, maire, pas question pour autant de crier victoire. «C'était une affaire éprouvante pour tout le monde et je ne souhaite pas la commenter. Nous avons toujours eu le sentiment d'avoir pris la moins mauvaise solution et nous avons toujours assumé nos responsabilités. Je suis content de savoir que ça ne relève pas d'un délit».

* Direction régionale des Affaires culturelles.

  • Sarah Morio
  • Exportez cet article
  • Partagez cet article sur Wikio
  • Partagez cet article sur Scoopeo
  • Diggez cet article
  • Partagez cet article sur Facebook
  • Partagez cet article sur Fuzz
  • Partagez cet article sur del.icio.us
  • Envoyez cet article sur Blogmarks
Exportez cet article
Rechercher
Twitter Facebook Retrouvez Le Télégramme sur Twitter et Facebook
Association pour le contrôle et la diffusion des médias

Mentions légales - CGU - CGV - Contact - N°ISSN 2102-6785

Les sites du groupe Le Télégramme:

L'actualité en Bretagne avec Le Télégramme | L'actualité des PME avec Le Journal des Entreprises | Les outils pour dirigeants avec NetPME | Emploi avec RegionsJob | Les annonces professionnelles avec OPE, Opportunités pour l'Entreprise | Bateaux d'occasion avec Magnautic.com | L'immobilier en vidéo avec Immo-Ouest.com | Location de vacances avec Bretagne.com |

Les sites de Pen Duick :

La route du Rhum | La Transat BPE | La Transat Jacques Vabre | La transat AG2R