7 mai 2009
La prime à la casse: une aubaine pour les ferrailleurs? N'allez pas poser cette question à Jean-Claude Le Bris car s'il se réjouit d'avoir adapté son entreprise aux réglementations successives en matière de normes (dépollution, recyclage, etc.), cette dernière évolution législative le met hors de lui. «C'est triste de voir ce qu'on démolit: des voitures de dix ou douze ans qui n'ont pas 100.000km au compteur et disposent d'un carnet d'entretien tamponné de partout!» Et de pester: «Pendant ce temps, ceux qui n'ont pas les moyens roulent dans des voitures de quinze ou vingt ans...». Conséquence: l'entreprise est noyée sous le flot des véhicules à «écraser». «110 à 120 par mois, le double d'avant». Et, si cela a permis de créer un emploi sur le site, le chef d'entreprise émet plus que des doutes sur les éventuels bénéfices d'une telle mesure pour l'économie nationale.
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