3 octobre 2009
Sato Intérim est une entreprise de travail temporaire pas tout à fait comme les autres. Elle s'adresse à des personnes qui ont du mal à remettre le pied à l'étrier.
Depuis deux ans, Josette Patron, la responsable de Sato Intérim, a son bureau au rez-de-chaussée de la Maison des services publics, à côté du Pôle emploi, de la mission locale des jeunes ou du Plan local d'insertion par l'économie. Elle travaille également en étroite relation avec Relais travail qui est, elle, une association intérimaire.
Enlever tous les freins
Sato Intérim existe depuis 1992. Elle a des agences à Brest, Quimper, Morlaix et Lorient pour tisser des liens de proximité avec des personnes en recherche de travail. Elle s'adresse aux demandeurs d'emploi de longue durée. Chaque personne qui vient voir Josette Person est déjà passée par le Pôle emploi. «C'est lui qui valide l'agrément pour deux ans». Car, en plus de la quête de missions, Sato Intérim assure le suivi social. «Nous essayons d'enlever tous les freins du retour à l'emploi». Ceci signifie que, quand Josette Patron ouvre un dossier, elle ne va rien oublier. La personne a-t-elle des problèmes de santé, de transports, de garde d'enfants? Selon leur profil, ces hommes et ces femmes ne pourront pas travailler dans l'agriculture ou l'agroalimentaire. Josette Patron leur préférera des missions d'agent d'entretien. Il faudra parfois appeler «En route pour l'emploi»
pour obtenir un scooter ou une voiture d'occasion de location (42 EUR la semaine), voire organiser du covoiturage pour régler le projet du trajet domicile-travail.
Des CDI ou des CDD à la clé
Sato Intérim reçoit des personnes de tous âges, des jeunes comme des travailleurs de plus de 50 ans, beaucoup d'accidentés de la vie qui ont du mal à se remettre de périodes difficiles. «Une quarantaine de personnes par an travaillent pour nous sur le secteur de Landerneau. Ce n'est pas beaucoup mais il faut déployer beaucoup d'énergie pour faire aboutir leurs dossiers et signer des contrats aidés par les entreprises. Quand l'une ou l'autre décroche un CDD, parfois même un CDI (trois depuis le début de l'année), c'est un plaisir. On les revoit transformées, physiquement et moralement».
Des formations qualifiantes
Sato Intérim soutient le plus souvent des personnes qui n'ont pas grande qualification. «Alors, nous essayons de conclure avec les employeurs des contrats qui alternent les formations et les séjours en entreprises. Pour la construction du tram à Brest, plusieurs postes de maçons ou de poseurs de canalisations étaient à pourvoir; nous nous sommes tournés vers cette solution avantageuse pour tous». Tant mieux car, depuis la rentrée, Sato Intérim constate un ralentissement dans l'activité. «Le bâtiment, notamment, manque de lisibilité. C'est un secteur qui fait moins recours à nos services».
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