27 septembre 2009
Du manoir de Kerjégu à Saint-Thonan, il ne reste que le corps de garde amoureusement restauré par Auguste Prédour. Il espère en savoir plus sur le passé du site.
À deux pas de la voie express, peu de personnes connaissent ce lieu qui revit depuis deux décennies grâce au travail de longue haleine qu'a entrepris Auguste Prédour. C'est à cet endroit qu'il a fait ses premiers pas, une enfance au coeur d'un bâti transformé en ferme et acheté, en partie, par ses parents.
Ne pas trop réfléchir!
Au fil du temps, il a fait l'acquisition d'autres bâtiments plus ou moins en ruines jouxtant le corps de garde et en cours de restauration encore aujourd'hui. «Pour moi, il s'agit de sauver ceux qui sont encore debout. En 1987, après la grande tempête qui avait emporté la toiture d'un bâtiment et endommagé celle de la maison principale, je me suis posé des questions. Et finalement, il faut, soit être un peu fou pour continuer, soit ne pas trop réfléchir sinon, on ne se lance pas dans un tel projet», précise le propriétaire.
Indices
Bien que les bâtiments, plus ou moins en état, aient tous leur intérêt, c'est la demeure le plus ancienne qui passionne Auguste Prédour, partageant son temps entre Kerjégu et la Belgique. Il indique qu'elle faisait face au manoir aujourd'hui disparu. «J'ai rencontré Fons de Kort, très connu dans le secteur pour ses recherches sur le patrimoine breton. On a remarqué les restes d'un porche dont quelques pierres sont accrochées au coin du pignon de la maison; on voit que des pierres taillées ont été utilisées pour certaines constructions plus récentes. Grâce au style de la toiture du corps de garde, à la charpente, à la meurtrière du pignon construit en pierres de taille, on sait aussi que la maison date de 1600-1650», explique Auguste Prédour qui en a fait une demeure confortable. Et puis, il y a le puits conservant sa margelle d'époque, cette auge en forme de losange, deux visages sculptés replacés en 1811 dans une nouvelle construction... et bien d'autres indices qui titillent la fibre d'archéologue du propriétaire.
En savoir plus
Très attaché sentimentalement à ce site qui accueille les pommiers familiaux, des chênes et des ifs ancestraux, il aimerait en savoir plus sur l'histoire de ce manoir fantôme. «A-t-il été détruit à la Révolution? A-t-il brûlé? Il y a peut-être des personnes qui pourraient avoir des informations». Beaucoup de questions sur l'origine de sa disparition hantent le propriétaire. Contact Tél.06.35.95.82.36 ou 02.98.40.14.24.
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