14 octobre 2009
«Envie de donner mais aussi de recevoir»: telle est la motivation des six jeunes lycéens de Saint-Joseph, qui partent, samedi, au Togo passer 17 jours auprès des enfants.
Alicia, Noémie, Tristan, Carole, Alexandra et François ont entre 16 et 19 ans. Ils sont élèves en BEP ou bac professionnel et tous volontaires pour ce voyage qui sort des sentiers battus. Ils seront accompagnés de Jean-Yves Grall, leur professeur d'histoire et géographie, et de Pascale Floch, chargée de l'animation pastorale de l'établissement. Ce séjour en Afrique noire occidentale est une première
dans l'établissement et pour tous lesparticipants.
Un an de préparation
«Nous travaillons sur ce projet depuis un an», explique Pascale Floch. «C'est Xavier Mousset, animateur de la pastorale à Châteaulin, qui nous a mis en contact avec le réseau Mennaisien (Frères de La Mennais) très présent dans ce pays». Quatre week-ends en Bretagne ont permis de rencontrer d'autres jeunes qui vont accomplir une mission identique, dedéfinir tout le sens de cet engagement solidaire. «Là-bas, nous allons mener une vie rustique, manger comme les Togolais. Ces jeunes vont vivre des chocs culturels, climatiques mais aussi émotionnels», souligne Jean-Yves Grall.
Plusieurs étapes
Attendus sur le terrain, les jeunes ont défini des actions en fonction des besoins de la population. «On s'est entraîné à l'école Sainte-Anne. Nos visites
nous ont permis de rédiger des fiches d'activité. Puis, nous avons acheté du matériel pédagogique, et ludique», raconte
François.
150kg qui s'ajouteront aux bagages personnels.
À Lomé, la capitale du Togo, legroupe sera reçu par la communauté des soeurs de la Providence qui recueillent les filles de rue, de jeunes adolescentes qui ont été contraintes à la prostitution. Ensuite, ils se rendront à Anhero, à la frontière du Bénin, pour échanger avec des élèves d'un lycée mennaisien. Puis, ils rentreront dans le vif du sujet en passant une semaine à l'orphelinat de Kara dans le centre du Togo. «Nous allons aider les enfants à apprendre à lire et à compter car 50% des petits Togolais échappent à l'alphabétisation, surtout les fillettes». À Ogaro, ville de brousse, à la frontière du Burkina-Faso, les frères ont créé un centre de formation agricole et des écoles essaimées à quelques encabures du Sahel. Les familles y passent deux ans pour apprendre leur métier. «Nous allons prendre en charge les enfants et les petites bonnes, ces mamans de jour qui, très jeunes, portent les bébés toute la journée», souligne Pascale Floch. Enfin, après deux jours à Ouagadougou, la capitale du Burkina-Faso, ce sera le retour, le2novembre, à Landerneau.
60% de fonds propres
Ici, nous vivons dans une société de consommation, ça va nous faire du bien de nous contenter de l'essentiel», affirme Tristan. Comme ses copains et copines, il mettait lundi la dernière main aux préparatifs. Chaque voyage revient à 1.350 EUR dont 60% sont financés par les familles.
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