16 septembre 2009
Les 25 et 26septembre, la carrière de Kerfaven, à Ploudiry, dévoilera son étrange décor aux visiteurs. Ouverte avant la Seconde Guerre mondiale, elle s'étend sur 50 hectares.
Ces visites s'inscrivent dans l'opération «Carrières à coeur ouvert», initiée par l'Unicem (Union des industries de carrières et de matériaux de construction). Cent quarante carrières ou sablières en France (14 en Bretagne) ouvriront leurs portes. La société Lagadec, propriétaire de Kerfaven, accueillera également le public sur ses sites de Guipavas et de Guilers.
Une image à redorer
Pourquoi cette innovation? «Pour nous faire connaître car, après l'eau, le granulat est le plus utilisé en France. On en consomme dix tonnes par an et par habitant. On en trouve partout: sur les routes, dans les maisons, dans le béton, etc.», explique Pascal Tinard, le directeur de Kerfaven. Les carriers ont également besoin de redorer leur image
. «On passe pour des destructeurs. Or, nous respectons nos engagements». C'est ainsi que, pour obtenir une extension, la carrière de Kerfaven devra répondre à toutes les exigences d'une étude d'impact quand, en 2014, elle aura consommé son temps d'exploitation renouvelable tous les 30 ans. «On nous dit que l'on fait du tort à la flore et que l'on fait fuir la faune. Or, dans les parties inexploitées, la nature reprend rapidement ses droits grâce à nos aménagements. En collaboration avec une société de protection, nous avons fait revenir le grand corbeau. Actuellement, Kerfaven héberge 32 couples et nous les chouchoutons». C'est vrai, les carrières font de la poussière, du bruit et utilisent des explosifs pour extraire les blocs de schiste et de quartz. «Mais, nous faisons des efforts pour gérer la ressource. À Kerfaven, nous avons encore des centaines d'années de réserve et notre utilité est indéniable. Si on fermait Kerfaven, ilfaudrait aller chercher les matériaux plus loin et ils seraient plus chers».
Entre 300.000 et 500.000tonnes par an
Aux plus belles années, Kerfaven écoule 500.000 tonnes de granulats. «Actuellement, ce sont plutôt 300.000tonnes car les effets de la crise se font sentir dans les travaux publics et le secteur du bâtiment». Toutefois, les carrières n'ont pas débauché. Les 17 salariés sont employés à reconstituer le stock. Totalement placée sous contrôle informatique, la carrière sera à découvrir en bus durant deux jours.
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