26 avril 2009
Jusqu'au mardi 5mai, de petites initiatives germent ici et là pour aborder des sujets qui concernent chacun au quotidien: la nourriture, l'éthique, lasolidarité, le partage, le travail. Les premiers rendez-vous ont eulieu hier d'une part sur lemarché, de l'autre à l'épiceriesociale du CCAS.
Un festin pour 2,50 EUR par personne
Et que je te râpe les carottes, que je coupe les concombres en dés ou que j'écale des oeufs: midi hier, dernière main au plateau de crudités qui va ouvrir un repas «entre filles» à Ar Stalig, l'épicerie sociale du CCAS. Onze bénéficiaires sont réunies dans la cuisine. Pas de temps à perdre, la table est mise et superbement décorée. «Nous sommes allées hier cueillir les fleurs de jardins et des feuillages dans les bois», explique Nolwenn Kervévan, la directrice. 10 h, hier matin, direction le marché. «Nous avons acheté des radis noirs et des fraises pour la salade de fruits. Elles viennent de Plougastel et ont poussé en pleine terre. On ne les a pas choisies à l'aveuglette». La veille, comme tous les vendredis, l'épicerie sociale avait récupéré les paniers bio invendus de l'Amap, vendus par l'association «Prends-en de la graine». «On a récupéré ainsi des betteraves rouges». En plat de résistance, du poisson au lait de coco, une recette fournie par une adhérente malgache. «C'est du lieu jaune, obtenu par le chantier d'insertion «Les paniers de la mer» du Guilvinec. Il nous est offert par la banque alimentaire qui redistribue les surplus de la criée». Ajoutez au menu des biscuits au citron faits maison et faites les comptes: 2,50 EUR par personne, grâce aussi aux produits de l'épicerie sociale, facturés 10% de leur valeur marchande. Un vrai gueuleton éthique et solidaire qui valait bien la peine de se décarcasser.

26 mai 2012

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