31 août 2009
Samedi, la fête des Arts et puces a, sous un beau soleil, tenu toutes ses promesses. Retour sur cette journée avec l'organisateur Albert Tanguy, président de l'association Rive gauche.
Difficile de chiffrer le nombre de visiteurs qui, tout au long de ce samedi, sont venus chiner sur le quai de Cornouaille ou dans les rues de la Libération ou Lafayette. Ici, le comptage se fait au jugé et, dans ce domaine, mieux vaut se tourner vers l'organisateur qui vit là sa 21e brocante. «Certes, la matinée était sans doute plus tranquille que les éditions précédentes mais nous avons eu plus de monde l'après-midi. Il y a vraiment eu de l'activité toute la journée avec, à mon avis, plus de 10.000 personnes», estime ainsi Albert Tanguy.
Services en argent
Pas moins de 190 exposants ont installé leurs tréteaux sur la rive gauche. Une fois de plus, les particuliers sont en nombre profitant de l'occasion pour faire le vide dans leurs greniers. Les enfants, qui n'arrêtent plus de grandir, sont fiers de se débarrasser de ces vieux joujoux qui, décidément, ne sont plus de leur âge. Alors, forcément, on trouve de tout: du fonctionnel comme de l'inutile, du précieux comme de la breloque. L'oeil aguerri d'Albert Tanguy a ainsi remarqué ces deux services en argent bradés pour quelques dizaines d'euros seulement. «Ça n'intéresse plus grand monde et surtout pas les plus jeunes car ces couverts ne vont pas au lave-vaisselle!», explique-t-il. Dans un genre beaucoup plus trivial, voilà que l'on tombe sur un broyeur sanitaire vendu rue de laLibération. Si, si. Et cela, pendant qu'à quelques mètres de là, sur le pont habité, la fanfare Pétarade fait résonner ses cuivres. Drôle de coïncidence!
Meubles et bijoux
Les brocanteurs professionnels, eux, étaient encore plus nombreux que les années précédentes (40% des exposants). Cartophiles, bibliophiles et discophiles en tous genres peuvent s'en donner à coeur joie. «Cette année, nous avons plus de meubles et de bijoux et sans doute moins de cartes postales et de faïence. Lesétains se font également de plus en plus rares», fait remarquer Albert Tanguy. La vue de certains stands peut s'avérer plus éprouvante. Ainsi, disques et photos à l'appui (dans un style «avant-après»), quelques étals ne manquent pas de nous rappeler, sans ménagement, que cela fait déjà plus de deux mois que Michael Jackson n'est plus. On prend sur soi, ilfaut tenir le coup! Mieux vaut se rendre rue Lafayette pour admirer les toiles des artistes peintres.
«Pas une braderie!»
Mais, Albert Tanguy est confronté à un nouveau problème: lemanque de place. «Il y a d'abord les terrasses des cafés qui sont plus nombreuses. Mais surtout, de plus en plus de commerçants considèrent lesArts et puces comme une braderie. Pourtant, ceux-là n'ont pas forcément vocation à déballer ce jour-là. Car, si chacun commence à déballer devant chez lui, où vais-je pouvoir placer tous les autres? Les Arts et puces ne sont pas une braderie de plus», conclut Albert Tanguy. Quoi qu'il en soit, rendez-vous est pris pour la 22e édition, lesamedi 28août 2010, avec lafanfare «Les repris de justesse»pour l'animation.
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