5 septembre 2009
Président de la station SNSM de Saint-Quay-Portrieux depuis trois ans, WilliamAbbest gère les équipes et le matériel. Il explique le fonctionnement de cette antenne.
Le Télégramme: À la SNSM, tous les sauveteurs sont bénévoles. Quel est le statut exact de cette organisation?
William Abbest: «C'est une association loi 1901. On fait partie de la chaîne SAR, qui regroupe toutes les organisations qui portent secours en mer. Pour résumer, nous sommes sous la tutelle de la préfecture maritime, mais notre donneur d'ordres c'est leCross (Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage). Sur les sauvetages, on travaille en collaboration avec la Protection civile, la gendarmerie etlaMarine nationale.»
Où la SNSM trouve-t-elle des financements?
«C'est bien le problème que pose notre statut d'association. Pour les investissements, comme l'achat de nouveaux bateaux, la SNSM reçoit des subventions de l'État et des collectivités territoriales, notamment le conseil général. En revanche, pour les frais de fonctionnement, la station doit se débrouiller. Même si les sauveteurs sont bénévoles, il faut payer le carburant, l'entretien du matériel, les équipements. Pour faire fonctionner correctement notre vedette, il nous faut 50.000EUR par an! Nous avons actuellement 700adhérents, qui cotisent à hauteur de 20EUR par an. Quand on sait que dans le secteur que l'on couvre, il y a 3.000embarcations, le nombre d'adhésions est dérisoire. Pourtant, si on fait le calcul, la somme demandée revient à 1,66EUR par mois, ce n'est pas grand-chose.»
La zone maritime que vous surveillez, ici à Saint-Quay, a-t-elle des particularités?
«Nous intervenons pour des bateaux de plaisance l'été et surtout pour des bateaux de professionnels l'hiver. La particularité de la baie, c'est la pêche à la coquille Saint-Jacques qui dure six mois, de fin octobre à fin mars. Comme les temps de pêche sont limités par jour, tout va vite et il y a beaucoup d'accidents. C'est une période où nous sommes tous mobilisés. Ces jours-là, nous embarquons deux pompiers plongeurs, un infirmier et un médecin sur la vedette. Globalement, la station de Saint-Quay fonctionne bien. Les sauveteurs viennent tous d'horizons différents, c'est ce qui fait la richesse de l'équipe.»
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