11 novembre 2011
Pourquoi avez-vous choisi de faire escale à Saint-Brieuc?
«Premièrement, parce que nous ne nous étions jamais arrêtés à Saint-Brieuc. Pourtant, en France et dans le monde, la baie de Saint-Brieuc est connue de tous grâce à la coquille Saint-Jacques. Par ailleurs, cette ville possède un port assez particulier, mais c'est peut-être ce qui va faire le charme de l'image».
Votre dernier passage dans les Côtes-d'Armor, à Paimpol, avait déclenché une importante polémique après la diffusion d'un reportage sur les algues vertes...
«Avec le recul, je pense que ce que nous avons fait a été bénéfique. À l'époque, il s'agissait d'un choix éditorial. Nous voulions montrer les problèmes de pollution aux endroits où nous nous arrêtions; ça a été fait en Bretagne, mais aussi en Corse et en Normandie. Nous n'avons pas fait cela par méchanceté. Mais, il y a un problème avec les algues vertes. Je comprends que les gens soient sensibles, que les éleveurs et les professionnels du tourisme ne souhaitent pas que nous en parlions... Mais demain (ce soir, NDLR), il y aura un petit clin d'oeil à notre précédent passage au cours de l'émission».
Quel regard portez-vous sur ce phénomène des marées vertes?
«Je ne suis pas Breton, je ne suis pas un militant, je ne suis pas là pour juger, ni pour résoudre le problème. Mais c'est un problème de santé publique. Ce que je dis, c'est que si demain ce n'est un cheval, mais un enfant qui tombe, que va-t-il se passer? Le jour où c'est un gamin qui tombe là-dedans, ça va faire énormément de bruit».
La première émission de Thalassa a été diffusée en 1975. Est-ce que vous pensez poursuivre l'aventure encore longtemps?
«Mes patrons m'ont proposé de rempiler en septembre2012. Alors, oui, je vais continuer. Je travaille pour le service public depuis le premier jour et on m'a toujours donné les moyens de travailler. Aujourd'hui, je suis sur mes deux jambes, la santé va bien. C'est peut-être parce que je travaille beaucoup au bord de lamer (sourire). La seule chose qui pourrait me faire arrêter, c'est que le public ne regarde plus l'émission».
Après toutes ces années, lamer vous plaît toujours autant?
«Je ne suis pas issu du milieu maritime. Moi, j'allais à l'école à skis. Mais depuis le début de cette émission, tous les jours je découvre quelque chose dans le milieu maritime. Je suis toujours amoureux de ce milieu. On y rencontre des gens passionnés. Il y a toujours une petite flamme en plus que l'on ne rencontre pas ailleurs. Et puis, mon père me disait toujours, "quand tu t'ennuies, il faut partir". Et pour l'instant je ne m'ennuie pas».