letelegramme.com

 

Saint-Brieuc ville

Parti socialiste. «On n'a pas fait de miracle!»

12 juin 2009

  • Réduire le texte
  • Réduire le texte
  • Agrandir le texte
  • Agrandir le texte
  • L'article au format PDF

Le Parti socialiste enquatrième position d'un scrutin, c'est du jamais vu àSaint-Brieuc! Pascal Bourquard relativise néanmoins l'échec duPS aux Européennes.



Le Télégramme: Des militants socialistes disent que le résultat catastrophique du PS aux Européennes était prévisible, après le congrès de Reims. Est-ce votre cas?
Pascal Bourquard: «Prévisible, je ne sais pas. Quand on milite, il faut toujours espérer (...). Bien sûr, le congrès de Reims ne pouvait pas rester sans lendemain dans l'adhésion qu'on peut avoir auprès des citoyens. J'avais été assez actif à Reims, j'avais pas mal mouillé mon maillot comme on dit, (...) pour défendre la motion autour de Ségolène Royal et de Vincent Peillon. Mais le sentiment qu'on a eu, c'est qu'il fallait absolument bâtir une majorité sans Ségolène Royal. Et pour cela, faire une synthèse sur des fondations incertaines: il y avait quand même de grandes divergences entre la ligne politique défendue par Benoît Hamon et celle de Michel Rocard par exemple (...). Il y a eu une construction d'appareil basée sur des enjeux personnels. On l'a payée cash à la première occasion venue. Je craignais que la situation traîne jusqu'à la prochaine élection présidentielle et qu'on revive des choses assez désastreuses. Ces Européennes seront peut-être le déclic (...). J'espère qu'on en tirera des enseignements pour bâtir un vrai rassemblement, au sein du parti, qui passe au-dessus des querelles de personnes. Je ne suis pas de ceux qui demandent la tête de Martine Aubry, au contraire. (...) Ellesaura réformer la direction du parti, le faire avancer (...). Après, pour l'analyse des Européennes, il faut être prudent: avec 42% de participation, c'est difficile d'en tirer des enseignements très solides».

Mais aux Européennes de 2004, la participation, non plus, n'était pas importante...
«Oui! Mais on est loin des 80% de participation de la Présidentielle de 2007. Et on peut difficilement extrapoler le résultat du scrutin de dimanche dernier pour les prochaines présidentielles. Ceci dit, il ne faut pas se mettre, non plus, la tête dans le sable et dire qu'il n'y a pas d'enseignements à tirer. Les militants nous disent ras-le-bol de la division. Deuxièmement, on s'est trompé d'enjeu: le PS a mené une campagne anti Sarko, et tous les partis qui l'ont fait, se sont ramassés. (...) Ilaurait fallu faire campagne sur l'Europe (...)».

De l'extérieur, on a l'impression que ces querelles de personnes existent à tous les niveaux duPS...
«Je ne dirais pas cela. Au niveau de la fédération des Côtes-d'Armor, j'étais candidat pour le poste de premier secrétaire fédéral. J'ai obtenu 45%, Thierry Burlot a fait 55%. (...) Je n'ai aucune aigreur de ne pas avoir été élu, je travaille en parfaite intelligence avec Thierry Burlot. Il mène sa tâche avec passion.»

Au PS costarmoricain, il y a quand même eu des rivalités assez fortes par le passé...
«Forcément, quand il y a des enjeux de désignation, comme lors des dernières sénatoriales, il y a des déçus. Et, ce sera le cas pour les prochaines régionales. Tous les gens qui aspirent à être conseiller régional ne le seront pas. Quand ce n'est pas son moment, il faut savoir l'accepter. (...)C'est la vie normale d'un parti politique».

Les militants locaux ont-ils une part de responsabilité dans le résultat briochin de leur parti aux Européennes?
«On a toujours une part de responsabilité même si la campagne a quand même été très nationale. (...) Onn'a pas fait pas de miracle à Saint-Brieuc. (...) Il y avait quand même, il ne faut pas l'oublier, deux candidats de droite, de Saint-Brieuc, alors qu'il n'y avait pas de candidat socialiste. La droite fait son score habituel, 39%, ni plus, ni moins. C'est moins que le résultat de la liste de Bruno Joncour aux dernières municipales. Et, globalement, la gauche reste majoritaire à Saint-Brieuc».

Des socialistes défendent l'idée d'une alliance, ou d'un rapprochement, avec le MoDem, pour les prochaines présidentielles. Pour vous, ce type d'accord est-il imaginable, localement, pour les municipales?
«Personne n'a parlé d'alliance avec le MoDem! Comme l'a dit Vincent Peillon, nous avons vocation à rassembler nos alliés traditionnels, de gauche, sur des bases communes. Peuvent se rassembler autour de nous, tous les démocrates qui se reconnaîtront dans ces valeurs. Il n'y a jamais eu de projet d'alliance, en amont, avec le MoDem, ce qui ne veut pas dire qu'on ne peut pas parler avec lui. (...) Au niveau local, la question est un peu singulière. Au moment de l'élection présidentielle, François Bayrou avait déjà quand même commencé à s'opposer à Nicolas Sarkozy. Cequi n'a pas empêché Bruno Joncour de soutenir AlainCadec, le candidat de l'UMP, dès le premier tour des législatives. Ce qui ne l'a pas empêché, un an plus tard, de rebâtir une majorité municipale avec l'UMP. Je ne veux pas croire que Bruno Joncour n'ait pas de proximité politique avec l'UMP. On est sur une ambiguïté politique. Bayrou a pris sa voie en essayant d'être un opposant majeur à Sarkozy; et, que je sache, la majorité municipale briochine existe toujours. (...) Je n'imagine pas qu'on puisse partir au premier tour de municipales sur une liste commune. Je ne diabolise pas Bruno Joncour, je ne diabolise pas le MoDem. Mais, aujourd'hui, les conditions ne sont pas réunies pour qu'on puisse imaginer faire alliance avec Bruno Joncour.».

  • Propos recueillis par Tangi Leprohon
  • Exportez cet article
  • Partagez cet article sur Wikio
  • Partagez cet article sur Scoopeo
  • Diggez cet article
  • Partagez cet article sur Facebook
  • Partagez cet article sur Fuzz
  • Partagez cet article sur del.icio.us
  • Envoyez cet article sur Blogmarks
Exportez cet article



«Je ne diabolise pas Bruno Joncour, je ne diabolise pas le MoDem. Mais, aujourd'hui, lesconditions ne sont pas réunies pour qu'on puisse imaginer faire alliance avec BrunoJoncour.»

  • Pascal Bourquard, conseiller municipal, porte-pa

Rechercher
Twitter Facebook Retrouvez Le Télégramme sur Twitter et Facebook
Association pour le contrôle et la diffusion des médias

Mentions légales - CGU - CGV - Contact - N°ISSN 2102-6785

Les sites du groupe Le Télégramme:

L'actualité en Bretagne avec Le Télégramme | L'actualité des PME avec Le Journal des Entreprises | Les outils pour dirigeants avec NetPME | Emploi avec RegionsJob | Les annonces professionnelles avec OPE, Opportunités pour l'Entreprise | Bateaux d'occasion avec Magnautic.com | L'immobilier en vidéo avec Immo-Ouest.com | Location de vacances avec Bretagne.com |

Les sites de Pen Duick :

La route du Rhum | La Transat BPE | La Transat Jacques Vabre | La transat AG2R