Prud'homales. Les ouvriers étaient les plus motivés
Plus de 17.000 salariés et 450 employeurs étaient attendus, hier, dans les 17 bureaux de vote de Saint-Brieuc, afin d'exprimer leurs préférences syndicales lors des élections prud'homales.Il était très difficile, hier après-midi, d'extrapoler sur la participation à ces élections prud'homales, à partir des éléments recueillis au hasard de la visite de certains bureaux de vote.
Peu de remous chez les « patrons », rassemblés, tous secteurs d'activités confondus, à l'école Baratoux. Vers 16 h, la participation dans ce bureau se situait autour de 16 %.
Autre ambiance à l'école Jacques-Brel, où Jean-Guy Le Bère, conseiller municipal et président de bureau, se réjouit d'avoir « vu les ouvriers du Joint Français venir voter par gros bataillons ». L'entreprise, il est vrai, avait bien fait les choses en libérant les ouvriers à tour de rôle par atelier, une heure durant. Philippe Mahé, délégué du personnel CGT, estimait à 60 %, peut-être 70 %, la participation de ses camarades au scrutin. Sur 862 inscrits, on dénombrait 271 votes physiques, auxquels s'ajoutaient les 78 votes par correspondance, non encore dépouillés, soit un score provisoire de 40 %. En 2002, à Saint-Brieuc, la participation globale avait tout juste dépassé les 35 %.
« Mobilisation
dans les usines »
« Je pense qu'il y a une forte mobilisation dans les usines », analyse Jean-Guy Le Bère.
Situation plus contrastée à l'école Berthelot, où quatre bureaux de vote sont réunis dans une même salle de sports. Trois d'entre eux sont voués au commerce. L'un d'eux reçoit le personnel de grands établissements, comme l'hypermarché Géant. La participation, toujours au milieu de l'après-midi, atteint approximativement 38 %. Dans les deux autres, voués au petit commerce, elle ne dépasse pas 25 %.
Le quatrième bureau est présidé par Philippe Gueniffey, adjoint au maire chargé de la démocratie locale. Il est dédié au personnel d'encadrement. À 16 h, le vote par correspondance (254 enveloppes) est encore supérieur au vote physique (200), et la participation atteint environ 34 %. « C'est inquiétant. La représentativité syndicale n'est pas assurée », regrette l'élu.
Contraste
dans les commerces
À la mairie, où une « cellule de crise » a été installée, on centralise la gestion des problèmes : électeur qui s'est trompé de bureau, pièce d'identité oubliée (il était impossible de voter sans)... « La mise à jour des listes en amont a représenté un gros travail, que nous avons mené avec les syndicats. Normalement, il revient aux entreprises », fait remarquer l'adjoint.