La Brèche-aux-Cornes. L'aide aux devoirs fait le plein
À l'école primaire de La Brèche-aux-
Cornes, la moitié des élèves sont inscrits à l'aide aux devoirs. Un succès qu'a tenu à saluer Yannick Tenne, l'inspecteur d'académie.
« Là, c'est un moment de grand calme. » Effectivement, comme le souligne Valérie Ronceray, directrice de l'école primaire de La Brèche-aux-Cornes, les enfants qui se défoulaient bruyamment dans la cour de récréation, quelques minutes plus tôt, se sont soudainement transformés en élèves studieux. Il n'y a pas un bruit dans la classe de Pascal Ronceray, instituteur. Et les gamins ne songent même pas à profiter de la visite surprise de Yannick Tenne, l'inspecteur d'académie, pour bavarder entre eux.
Un vrai plébiscite
Dans les autres salles, c'est le même silence. Car à La Brèche-aux-Cornes, 72 élèves (sur les 130 inscrits), suivent cette aide aux devoirs depuis le 10 novembre. Un accompagnement éducatif qui constitue une nouveauté et qui s'ajoute aux deux heures d'aide personnalisée pour les enfants qui en ont besoin. Deux autres options, activités sportives et activités culturelles, étaient également proposées aux parents de cet établissement classé en zone d'éducation prioritaire. Mais ces derniers ont plébiscité l'aide aux devoirs.
Rien d'étonnant à cela, car, rappelle Yannick Tenne, les élèves en difficulté et « les familles qui peuvent être socialement aidées au sein des écoles » constituent le public visé par ce dispositif.
Un dispositif contesté
Un dispositif départemental qui a reçu un budget de 303.747 € pour le premier trimestre et qui représente un volume de 8.885 heures supplémentaires entre le premier et le second degré. Car il existe aussi dans 48 collèges des Côtes-d'Armor.
En revanche, reconnaît l'inspecteur d'académie, « La Brèche-aux-Cornes est l'une des rares écoles primaires où l'accompagnement éducatif s'est mis en place ». En effet, une partie du corps enseignant et les syndicats ne voient pas d'un bon oeil cette nouveauté (lire ci-dessous). « Ce qui est intéressant, c'est, d'une part, le caractère systématique de cette offre. Et, d'autre part, sa gratuité », argumente Yannick Tenne.
Reste à juger de l'efficacité de cette aide proposée les lundi et vendredi. Mais l'inspecteur ne manquera pas de faire une évaluation de cet accompagnement à la fin de l'année.