Festival. Hey Hey, les Yffirocks sont-là !
Avec Calc et Hushpuppies, Hey Hey My My est actuellement l'un des meilleurs groupes pop français. Mais
si ces musiciens excellent dans l'art de la mélodie, ils savent aussi faire chauffer les guitares. Démonstration demain.
Le Télégramme : Votre précédent groupe, British Hawaii, était plutôt punk-rock, comment êtes-vous arrivés à la pop ?
Julien Garnier, chanteur-guitariste de Hey Hey My My. « On a commencé à Bordeaux, il y a près de dix ans, en jouant du rock dans un local de répétitions situé dans une cave. Après, on est revenu sur Paris et on est devenu un peu plus punk, c'est vrai. Ça a été pendant longtemps notre projet principal. On avait fait une belle démo, enregistrée dans un studio pro, qui nous a permis de rencontrer nos managers, deux amis inséparables qui étaient intéressés par promouvoir notre groupe. À côté de ça, on faisait de la musique pour le plaisir, sur un autre style. On découvrait les joies du home studio. C'était généralement un lendemain de samedi soir, avec plutôt une envie de calme, de douceur, de faire de la musique tranquillement. Donc, on prenait la guitare folk, on s'enregistrait, on superposait des voix, des guitares... C'est cette activité-là, sur plusieurs années, qui a donné lieu à Hey Hey My My. On n'avait pas d'ambition particulière, mais, au bout d'un certain temps, on s'est rendu compte qu'il y avait vraiment une matière intéressante. On a fait une démo et trouvé un label rapidement... »
L'album a été très bien reçu par la critique. Est-ce que le public a suivi ?
« On a eu une bonne expérience de premier album. Souvent, ce n'est pas évident, il faut vraiment y aller. On est vraiment content, car le but, c'est d'être un peu dans le paysage, d'aller à la rencontre du public : on a fait une bonne tournée d'une soixantaine de dates. Et en terme de ventes, c'est quand même super-acceptable avec 8.000 à 10.000 albums vendus ».
Vos titres sont en anglais. La raison, c'est que le français n'est pas une langue pop ?
« Pas du tout. Ce n'est pas une aversion. On commence toujours par la musique, on a des mélodies en tête et ce qui colle le mieux, c'est l'anglais. Ça vient tout naturellement. Mais il y a plein d'artistes qui chantent en français qu'on aime beaucoup ».
Quelles influences revendiquez-vous ?
« On adore les Beatles, c'est une tarte à la crème, mais c'est vrai. On aime beaucoup leur façon d'aborder la musique et puis, cette science des arrangements, on est passionné par ça. Mais ce n'est pas que ça. On a eu plein d'influences musicales. Moi, j'ai commencé par Queen quand j'avais 4 ans ; après, j'ai beaucoup écouté la radio, avec les tubes du moment, les années 80 ; puis, ça a été les Beatles, suivis d'une grosse période hard rock, trash metal... Après, beaucoup de rock indé, des choses comme les Pixies, Pavement, Belle and Sebastian. On est un peu passé par tous les styles, mais ce qui reste, c'est vraiment le format pop ».
Sur scène, Hey Hey My My sonne comment ?
« Ça sonne nettement plus rock, car on a une section rythmique qui est plus rock. Ça reste de la pop, mais on n'hésite pas à faire saturer les guitares, parce que ça nous ennuierait et ça ennuierait le public que ce soit exactement pareil que l'album. On préfère envoyer plus d'énergie, on s'ennuie moins quand on lâche les chiens ! »
Le premier album a une bonne année derrière lui. Est-ce que vous envisagez déjà un second disque ?
« On est en plein chantier, en plein travail de composition ; donc, pour l'instant, on n'a pas de planning très précis ».