Concert. Le Jérusalem Trio a illuminé le Petit théâtre
Le Jérusalem Trio a donné un concert, vendredi soir, au Petit théâtre de La Passerelle. Les mélomanes sont venus nombreux pour ce rendez-vous d'exception.
La salle était comble, vendredi soir, lors du concert donné par le Jérusalem Trio. Une fois encore, la soirée de musique de chambre a été réussie en partie grâce à la qualité de la petite salle, de La Passerelle.
Intimité des artistes avec le public, acoustique équilibrée, qui met en valeur le jeu de chaque instrumentiste jusque dans les moindres nuances, le début du trio Op 67 de Chostakovitch en a, sans aucun doute, été l'une des plus remarquables illustrations de la soirée.
Venant après le Trio Nº 39 de Haydn, tout en finesse, légèreté, délicatesse d'expression, l'oeuvre de Chostakovitch n'en était que plus contrastée.
Des auditeurs émus
« Brillant, poignant, mélange chargé de chagrin, de colère et d'humeur sauvage... ». Ce Trio a profondément ému les auditeurs, fascinés, silencieux, touchés au coeur. Toute la beauté de jeu aux multiples facettes de Roi Shiloah, violon, Ariel Tushinsky, violoncelle et Yaron Rosenthal, piano, a fait de cette musique un moment de pure communion avec ce compositeur qui a eu tant à souffrir du régime politique dans les années noires du stalinisme. Un long instant de silence s'est écoulé avant que l'enthousiasme se manifeste chaleureusement. Un entracte, assez long, a permis aux artistes de récupérer et aux auditeurs de reprendre leurs esprits. Place alors à Mendelssohn dont le Trio nº 2 en Ut mineur est un monument de la musique de chambre du XIX e siècle.
« Merveilleux »
Toujours cette même chaleur communicative faite de virtuosité et de pure musicalité de la part du Jérusalem Trio. Une oeuvre somptueuse pour conclure ce programme. Applaudissements nourris et nombreux rappels, une chaude ambiance régnait dans le Petit Théâtre. Plusieurs pièces, offertes en bis dont une Valse de Tchaikovsky et pour fermer le cercle, le final d'un Trio de Haydn. L'auditoire était gâté et à la sortie, le mot « merveilleux » revenait sur toutes lèvres.
Pratique
Prochain grand rendez-vous classique le vendredi 9 janvier, à 20 h 30, au Petit théâtre, pour les Variations Goldberg de J.-S. Bach, interprétées par le pianiste Daniel Propper.