Bac. Des cris et des pleurs
Hier matin, les terminales S de Saint-Brieuc et ses environs attendaient, devant le lycée Ernest-Renan,
la publication des résultats des épreuves 2008 du baccalauréat.
« Mais oui, je l'ai ! » Une jeune fille saute dans les bras de sa mère. Les larmes succèdent aux cris, les visages irradient de bonheur. Tout près, un garçon passe un appel sur son portable. « J'ai mon bac, papa ! ».
On s'embrasse, on s'interpelle, on s'interroge aussi dans la cour du lycée Renan. Certains ont manifestement du mal à réaliser. « Je ne sais pas comment j'ai fait... ». Puis, il y a les recalés et les admis aux épreuves du second groupe, pour qui les prochains jours constitueront une épreuve de plus, avant la délivrance finale et les grandes vacances.
Des parents stressés
Une année que tous attendaient ce moment. Une dernière année au lycée, avec les copains, avant de se quitter et de reprendre sa route, séparément. Les résultats, prévus à 9 h, se sont un peu fait attendre, mais aucun n'aurait manqué l'ouverture des grilles de l'établissement, centre des épreuves des sections scientifiques.
« On n'est pas à l'abri de se craquer (*) », s'inquiète une jeune fille, manifestement très anxieuse, mais soutenue par une de ses profs, venue, elle aussi, aux nouvelles. Certains ont pourtant craqué la veille, tentant de dénicher sur Internet des résultats avant tout le monde. En vain.
Les familles, les parents entourent les adolescents. Certains pères essaient de détendre l'atmosphère. Ils ne sont pas les moins stressés. Eux, ça fait 18 ans qu'ils attendent...
Dernier jour d'école
9 h 7, les portes s'ouvrent enfin. Les panneaux affichant les résultats ne sont qu'à une cinquantaine de mètres et pourtant, nul ne se presse. Classés par jury, les verdicts sont rendus. Premiers cris. Premiers pleurs aussi. Les jeunes filles sont beaucoup plus démonstratives que leurs camarades masculins. La joie et la fierté n'en sont pas moins grandes. Les portables sonnent et vibrent à tout va. On regarde pour soi, on se compare aux copains, on commente les performances, et on récupère son livret scolaire et son relevé de notes.
Puis, on prend le chemin de la sortie pour la dernière fois. En septembre, on entrera à l'université ou en classes préparatoires. À Paris, à Annecy, ailleurs. Bienvenue dans le monde des adultes.
* Se craquer : échouer.