13 octobre 2009
L'ancien bureau de poste desVillages estaucoeur d'unebataille entre la ville, quiafait jouer sondroit depréemption, etLaPoste, qui trouve le prix proposé beaucoup trop faible.
En empruntant la rue de Penthièvre, de loin, on pourrait croire qu'il est encore ouvert. D'ailleurs, un grand panneau situé en face de la maison de quartier Michel-Fraboulet, indique encore «Poste des Villages». Sur le parking contigu au bâtiment, une pancarte précise aussi «accès réservé La Poste». Mais le célèbre logo jaune et bleu, toujours visible sur la façade défraîchie, est trompeur. Le bureau de poste des Villages, dont les abords ne sont plus entretenus, est bel et bien fermé.
Ouvert en 1986
Sur la porte d'entrée, derrière laquelle le rideau métallique est tombé il y a plus de deux ans, une lettre est encore affichée. Au cas où... «Le bureau de poste des Villages sera fermé définitivement: le mardi18 et le mercredi19septembre 2007, est-il écrit. Réouverture le jeudi20septembre 2007, rue Célestin-Bouglé (àcôté du Lidl), aux horaires habituels.» Après s'être battus pendant des années pour obtenir, en 1986, l'ouverture d'un bureau de poste rue de Penthièvre, les habitants des Villages ne pouvaient que constater, amers, le transfert de ce service public de proximité à quelques hectomètres de là. À la limite entre leur quartier et celui de Saint-Jouan. Un transfert qui n'a pas été sans faire de vague au sein du conseil municipal. En avril2004, déjà, Michel Brémont, chef de file de l'opposition, s'était ému de ce qui n'était encore, à l'époque, qu'un projet. Mais un projet qui prévoyait que la construction du nouvel équipement de LaPoste serait à la charge de la ville (184.000EUR). «C'est une sorte de détournement de fonds publics, dans l'esprit», avait-il lâché. Avant d'interpeller Bruno Joncour: «Que vont devenir les locaux actuels? La Poste va-t-elle les revendre, les louer? Ce serait tout bénéfice pour elle.»
La Poste toujours propriétaire
Or, depuis deux ans et la concrétisation du projet, non pas à Saint-Jouan, comme il était prévu au départ, mais rue Célestin-Bouglé, ces questions sont restées sans réponse. Et les anciens locaux sont à l'abandon. «Ils appartiennent toujours à LaPoste, précisait hier Bruno Joncour. Elle avait bien trouvé un acquéreur mais l'emplacement étant très intéressant, nous avons décidé de préempter.» Après estimation par les services des Domaines, la ville a donc proposé un prix. Problème: celui-ci (70.000 EUR) est bien en deçà de ce que proposait l'artisan intéressé par l'achat du bâtiment et du terrain (170.000 EUR). La Poste a donc déposé un recours. «Une première décision de justice a estimé que la vente devait se faire à 94.000 EUR, expliquait la direction de Poste Immo, filiale de La Poste qui gère son parc immobilier. Mais cela ne nous satisfait toujours pas. Nous avons donc fait appel de cette décision.»
Un projet de bibliothèque
Le projet de bibliothèque de quartier de Bruno Joncour attendra donc encore un peu. «C'est un projet parmi d'autres mais il serait cohérent dans la mesure où nous n'avons pas de bibliothèque dans l'ouest de la ville. Et que celle-ci serait placée en face de la maison de quartier.» En tout état de cause, une fois le bâtiment et le terrain acquis, «nous lancerons une large concertation avec les associations du quartier.»
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