4 juillet 2009
Le personnel del'institut médico-éducatif (IME) du Valais, engrève mardi dernier, est opposé au projet de réorganisation de leur direction. Mais les responsables de l'établissement restent inflexibles.
Depuis hier soir, le personnel de l'IME du Valais est officiellement en vacances. Mais tous ne sont sans doute pas partis l'esprit tranquille. Car, depuis le mois d'avril, la quarantaine de salariés de l'institut et la direction sont en conflit ouvert. Depuis des mois, direction et personnel travaillent, en effet, sur un nouveau projet d'établissement. «Nous avons décidé de revoir l'organisation. Tout le monde était associé: direction, personnel et familles. Et tout s'est très bien passé jusqu'en avril, moment où il a fallu mettre les choses en musique», relate YvesSoyer, le directeur de l'IME du Valais.
Moins d'heures d'activités pour les jeunes
Selon le personnel, la direction est passée en force à ce moment-là, en oubliant de concerter les employés et les familles. Mais le fond du problème est ailleurs. Ilconcerne les horaires des jeunes de l'IME et ceux de leurs éducateurs. Car à la rentrée de septembre, lestemps de préparation du personnel se feront obligatoirement sur le site (et non plus comme auparavant pour moitié à domicile). Et au lieu de se rendre du lundi au samedi matin à l'IME, les 94 jeunes de l'institut (âgés de 12 à 20 ans) finiront leur semaine le vendredi. Quant aux horaires des activités éducatives et pédagogiques, ils seront réduits quotidiennement de trois quarts d'heure. Selon Patrick Labbé, délégué syndical CGT, ce projet «va à l'encontre de l'intérêt des élèves». «Faux» répondent en coeur Yves Soyer et Pierre Delourme, le directeur de l'Apajh22 (Association pour adultes etjeunes handicapés dont dépend l'IME): «Cette nouvelle organisation n'est pas parfaite, mais c'est celle qui présentait le plus d'avantages. L'intérêt pour les jeunes, c'est qu'il y aura plus de monde tous lesjours. Nous allons leur offrir unplus grand nombre d'activités. Car jusqu'ici, les éducateurs n'étaient présents que trois jours et demi ou quatre jours par semaine. Dorénavant, ils seront là du lundi au vendredi.».
«Ce sont des privilégiés»
Et selon la direction, c'est là que çacoince. Pour les responsables del'établissement, le personnel ne supporte pas de voir remis en cause ses avantages acquis. «Nous défendons à la fois des valeurs éducatives et nos conditions de travail», répond PatrickLabbé. «Mais il faut quand même imaginé ce que sont ces conditions de travail», s'énerve Pierre Delourme. «Les employés de l'IME travaillent 36 semaines par an. Ce sont des privilégiés. Je ne vois pas ce qu'ils peuvent revendiquer». Prêt à se lancer dans un mouvement de grève à la rentrée, le personnel compte, lui, sur l'appui des familles. Prochain rendez-vous dans deux mois.
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